Réduire le bruit et la pollution
Entre Voisins N°12, juillet 2007, focus aéronautique
Un Boeing 767- 200 consomme environ trois fois moins qu'un B707-320. Le premier appareil émet environ 25 décibels de moins que le second. « Chaque génération d'avion a apporté des progrès en terme de pollution et de bruit » rappelle Billy M. Glover, directeur de l'environnement chez Boeing, lequel a insisté sur les considérations environnementales ayant guidé la conception des futurs B787 Dreamliner et B747-8. Ils rejetteront respectivement 20 % et 15 % de CO2 de moins qu'un B767 et B 747- 400, et réduiront les volumes sonores de 60 % et 30 %. Outre son aérodynamisme, le B787 est surtout plus léger car construit à 50 % en composite contre 11 % pour le B777, ce qui induit une moindre consommation de kérosène.
À l'instar d'Airbus, Boeing travaille dans le même temps à de nouveaux carburants, synthétiques et bios, moins polluants et qui permettent ainsi de réduire les émissions de CO2. Le constructeur américain recommande notamment la transformation de Biodiesel en Biojet Fuel pouvant supporter les basses températures. Boeing recommande un carburant tiré du soja, et mieux encore d'algues produites en aquaculture. Un mélange de Biojet (jusqu'à 50 %) avec du kérosène aurait le mérite de pouvoir être utilisé dès aujourd'hui. Autres améliorations susceptibles de réduire la consommation de kérosène : les moteurs plus performants et des winglets au bout des ailes des avions. Les compagnies préconisent aussi la descente en continu des appareils plus tardive et permettant là encore d'économiser du carburant. Une contrainte tout de même, celle de dépendre de nécessaires adaptations du contrôle aérien en Europe.
Vous souhaitez envoyer cet article à un ami : merci d'utiliser le formulaire ci-dessous (vous devez être authentifié).Tous les champs sont obligatoires
|
|