L'Europe fait le point sur les agro-carburant Les compagnies low-cost Météo : paramètre déterminants du déroulement des vols  Le guidage des avions L'avion de demain L'entretien et la maintenance des avions 50 ans d'aviation L'Onéra Direction générale de l'Aviation civile Les contrôleurs La caravelle

Les aéroports dans le sillage de l’aviation commerciale

Avec un nombre de passagers multiplié par dix en quarante ans, Groupe ADP a dû s’adapter. Repères.

Depuis les salons dernier cri du satellite S4 de l'aéroport ​Paris-Charles de Gaulle, le passager en attente d’embarquement sur l’A380 se prend à rêver. Qu’il paraît loin le temps où les Parisiens venaient le dimanche admirer le ballet des avions derrière les baies vitrées du nouvel aéroport d’Orly! Un an après son inauguration par le Général de Gaulle en 1961, ce fleuron de l’architecture attirait déjà 3,4 millions de visiteurs, signe de l’enthousiasme des Français pour la modernité.

En 1969, l’atterrissage du premier Boeing 747 à Orly annonçait le début du tourisme de masse des années 1970. Paris, Londres, Stockholm, Amsterdam, New York, Los Angeles, Atlanta, Chicago… Dès lors, les capitales occidentales se mirent à développer leurs aéroports respectifs.

L’ouverture du terminal Orly Ouest en 1971, puis de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle en 1974 permit de répondre à la hausse des flux de passagers.

Deux ans plus tard, le RER faisait son entrée sur le site de l'aéroport Paris-Charles de Gaulle, alors que le trafic du Groupe ADP dépassait les vingt millions de passagers.

En 1988, ce chiffre avait doublé, annonçant la tendance de la décennie 1990 : l’intermodalité ou la complémentarité des moyens de transports. En 1991, la ligne ferroviaire Orlyval acheminait les deux millions de passagers annuels des terminaux d’Orly vers la ligne du RER B. En 1994, l’ouverture de la gare TGV de Paris-Charles de Gaulle permettait à de nombreux passagers de province de s’envoler pour l’étranger sans passer par la capitale.

Les années 2000 furent marquées par une nouvelle hausse du trafic due notamment à l’arrivée des compagnies aériennes à bas coût. Aéroports de Paris y répondit par l’ouverture de nouveaux terminaux à Paris-Charles de Gaulle, le T3 en 2002 et le T2E en 2003. En 2004, le trafic annuel du Groupe ADP passait la barre des 75 millions de passagers. Cette nouvelle hausse appelait l’ouverture de nouvelles salles d’embarquement. Ouvert en 2007, le satellite S3, ou Galerie Parisienne, permit d’accueillir 9 millions de voyageurs de plus dans les terminaux 2E et 2F de l'aéroport Paris-Charles de Gaulle. Le satellite S4, ouvert en 2012 peut accueillir 7,8 millions de passagers pour 16 avions au contact. Aujourd’hui, Groupe ADP accueille le deuxième plus important flux de passagers en Europe, avec 92,7 millions de voyageurs pour l’année 2014.

 Mis à jour le juillet 2108

Photographie d'intérieur du satellite S3
X