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Le tourisme spatial, un rêve à portée de main

 

Jusqu’à une époque récente, l’idée de visiter l’espace en touriste paraissait totalement incongrue. Grâce aux dernières évolutions technologiques, ce rêve sera bientôt réalisable.

En 2004, le vaisseau SpaceShipOne conçu par l’ingénieur aéronautique américain Burt Rutan réalisait deux vols successifs en moins de deux semaines à l’altitude de 100 km avec 3 personnes à bord. Sa compagnie Scaled Composites recevait alors les 10 millions de dollars de récompense au concours X-Prize, ouvrant les portes de l’espace aux compagnies privées.
Depuis, le milliardaire Richard Branson (Virgin) a investi dans un vaisseau de deuxième génération via sa société Virgin Galactic. Le nouveau SpaceShipTwo, d’une capacité de 6 places, devrait permettre à l’homme d’affaires anglais de décrocher le sésame pour la commercialisation du tourisme spatial : l’homologation technique de son vaisseau par la Federal Aviation Administration.

Ceux qui ne craignent pas d’être assis sur l’équivalent de plusieurs tonnes de TNT apprécieront pleinement les charmes d’un vol suborbital : après une ascension jusqu’à environ 16 000 mètres, un moteur-fusée s’allume pour vous envoyer à la vitesse de Mach 3 (3 672km/h) à 100 km d’altitude, la limite de l’atmosphère. Il ne vous reste plus qu’à profiter de la vue sur la planète bleue avec une visibilité supérieure à 1 000 kilomètres. Cinq minutes en apesanteur dont le pesant d’or se négocie à 200 000 $... Une peccadille comparée aux 30 millions de dollars déboursés par le canadien Guy Laliberté pour embarquer sur le vaisseau russe Soyouz en 2009. Du coup les prix "modestes" des vols suborbitaux semblent susciter un vrai marché évalué à 800 millions de dollars annuels. Raison pour laquelle les investisseurs comptent se rembourser en sept ans… dès que le premier vol aura décollé. En attendant, Virgin Galactic a passé le cap des 500 réservations et deux "spatioports" sont en construction au Nouveau-Mexique et à Abu Dhabi.

D’autres créneaux sont à saisir outre-atmosphère. Ainsi le magnat de l’hôtellerie de Las Vegas Robert Bigelow teste depuis plusieurs années des prototypes d’hôtels de l’espace. Ce marché d’avenir a également inspiré la compagnie de Barcelone Galactic Suite qui compte sur des fonds chinois pour envoyer son premier hôtel gonflable en orbite dès 2014. L’endroit rêvé pour une lune de miel… à prix astronomique, bien sûr.

 

Mis à jour le 27 août 2012

  • L'avion spatial SpaceShipTwo
    L'avion spatial SpaceShipTwo
  • Hôtel Bigelow
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  • Chambre d'hôtel dans l'espace
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