3 questions à Michel Milerioux
- Senior Vice President Siemens Managing & Executive Board
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- Entre Voisins N°14, février 2008, Cyril Flouard
- - Quels systèmes proposez-vous aujourd’hui pour le gain de temps des passagers dans les aéroports?
Toutes les facilités d’enregistrement et de passage aux frontières en mode automatique, en utilisant un maximum la biométrie et les e-facilities, comme le e-boarding et les services par téléphone. Les systèmes biométriques sont déjà mis en œuvre dans les aéroports pour la gestion des flux de personnel professionnel. Pour leur application aux flux importants de passagers, il faudra d’abord reconcevoir les procédures de passage aux frontières afin d’harmoniser les systèmes entre les aéroports et les différentes compagnies au niveau mondial.
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- Que pensez-vous des solutions des cartes de fidélité biométriques aux États-Unis ?
La solution de la carte de fidélité avec contrôle biométrique ne résout que le trafic des voyageurs journaliers voire hebdomadaires. La majorité des passagers, touristes, affaires, occasionnels, ne prend pas assez l’avion pour avoir intérêt à payer une telle carte. Les États-Unis ont massivement déployé les passeports biométriques et leurs voyageurs hebdomadaires nationaux n'ont pas d'autres possibilité de transport que l'avion pour des distances d'au moins 300 km, ce qui est loin d'être le cas en Europe de l'ouest.
- Selon vous, à quand les systèmes biométriques en France et en Europe ?
Nous disposons déjà de toutes les technologies nécessaires pour les contrôles de flux de passagers. Pour favoriser un tel développement il faut adapter les contrôles en conséquence et redéployer le personnel. Le passager prend en charge la vérification de son passeport-. C’est la fin du contrôle "papier", et le personnel est réaffecté à des tâches de contrôles physiques pour améliorer des flux aux postes d’inspection filtrage. Cette solution dépend aussi de la volonté politique et des synergies entre sociétés. À moyen terme, l’idéal serait de redessiner les entrées et sorties des terminaux en fonction des flux capacitaires, c’est le terminal flexible. Les aéroports devraient se regrouper soit pour pousser l'organisation IATA à défendre une norme de carte Frequent Flyer dont une partie serait la qualification du client et l'autre partie contiendrait les avantages d'opérateurs, soit pour obtenir que les états utilisent le passeport biométrique, ce qui semble plus probable.
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