« L'État et Aéroports de Paris viennent de signer le contrat de régulation économique (CRE) 2011-2015. Ce contrat est le fruit d'une longue période de préparation et d'une large concertation, engagée à l'automne 2009, avec nos principaux clients et les services de l'État. Il fait suite aux propositions détaillées que l'entreprise avait formulées au mois de février.
- Ce deuxième CRE succède à celui qui avait été conclu début 2006 peu après le changement de statut de l'entreprise. Il ouvre et sera l'un des supports majeurs d'une nouvelle période quinquennale pour laquelle l'entreprise nourrit une grande ambition, faire d'Aéroports de Paris le premier groupe aéroportuaire européen, une référence en matière de satisfaction clients, de développement durable et de performances économiques. Le CRE 2011-2015 constituera un levier formidable de renforcement de l'attractivité et de la compétitivité des plates-formes parisiennes, au profit à la fois de nos clients et de l'entreprise elle-même, de ses actionnaires et de ses salariés.
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- Ainsi, l'entreprise a choisi de maintenir un rythme soutenu d'investissements, avec 2,4 milliards d'euros en cinq ans, en poursuivant résolument les opérations stratégiques dans un calendrier inchangé. Garantes d'un renforcement de la compétitivité et de l'attractivité de nos plates-formes, ces opérations constitueront un levier fondamental pour gagner des points en satisfaction clients. La bataille pour la satisfaction clients est en effet la première des priorités de l'entreprise pour les cinq prochaines années. Reconnue par le CRE 2011-2015, cette priorité sera portée non seulement par l'ambition de notre programme d'investissements, mais aussi par la poursuite du développement de la culture client au sein de l'entreprise et par les efforts quotidiens de chacun d'entre nous. Dans le contrat, la performance d'Aéroports de Paris en matière de qualité de service sera suivie par 10 indicateurs, dont 5 de satisfaction des passagers, donnant lieu à une incitation financière de l'entreprise sous forme de bonus et de malus. Les objectifs fixés par l'État pour ces indicateurs sont ambitieux, mais seront à notre portée si nous mettons tout en œuvre pour relever ce challenge. Au total, par ces incitations financières, 1 % du chiffre d'affaires des redevances, soit une dizaine de millions d'euros environ chaque année, sera en jeu.
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- La progression de la satisfaction clients passera également par le développement des modes de coopération avec nos partenaires. Aéroports de Paris s'est engagé à mettre en place dans chaque terminal une instance conjointe, résolument tournée vers l'action, entre les équipes opérationnelles de l'entreprise et celles des transporteurs aériens. Ces comités opérationnels de la qualité de service en aérogares auront notamment vocation à définir des plans d'actions conjoints au profit d'une amélioration continue des services rendus, et à en suivre la mise en œuvre.
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- Les engagements de l'entreprise font par ailleurs l'objet, dans le CRE 2011-2015, de deux indicateurs relatifs aux investissements : un indicateur mesurant la conformité du calendrier de réalisation d'opérations à forts enjeux (satellite S4, jonction AC, galerie IFUP entre les salles d'embarquement du 2E et du 2F, réaménagement du seuil 08 du doublet sud de Paris-CDG, déploiement du 400Hz aux satellites du terminal 1, restructuration des halls 3 et 4 d'Orly ouest, rénovation complète du terminal 2B), et un autre indicateur permettant de vérifier le bon niveau d'investissement (investissements courants, l'enveloppe dédiée à la qualité de service et celle relative au développement durable).
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- Enfin, l'un des objets principaux du CRE est de fixer, pour les 5 années à venir, le plafond d'évolution des tarifs des redevances. Ces évolutions tarifaires traduisent la volonté d'Aéroports de Paris, qui est une nécessité dans le contexte économique et concurrentiel d'aujourd'hui, d'une modération au profit de nos clients : en moyenne sur ce prochain CRE, le plafond d'évolution se situe ainsi à 1,38 % par an au-delà de l'inflation. Après un gel des tarifs en 2010, le plafond tarifaire sera égal à l'inflation en 2011, à l'inflation +1 % en 2012, à l'inflation + 1,5 % en 2013, et à l'inflation +2,2 % en 2014 et 2015. Les mécanismes tarifaires du CRE permettent par ailleurs un juste partage du risque de trafic avec les transporteurs aériens.
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- La nécessité de renforcer, par ces différents moyens (les investissements, la qualité de service, la compétitivité tarifaire) l'attractivité des plates-formes parisiennes au profit de nos clients exigera des efforts de chacun d'entre nous. En retour, l'État a décidé qu'à compter de 2011, les activités des commerces et celles de diversification immobilière ne subventionneront plus les services aéronautiques donnant lieu à redevances. Cela signifie qu'à compter du début du CRE 2011-2015, la rentabilité et la valeur créées grâce à ces deux ensembles d'activités seront acquises à l'entreprise, au profit notamment de sa solidité financière et de sa capacité à se développer.
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- A l'orée de cette nouvelle période cruciale et stratégique pour notre entreprise, je sais pouvoir compter sur l'enthousiasme et le dévouement de chacun d'entre vous pour relever les défis qui sont devant nous, et contribuer ainsi chaque jour à la fierté d'Aéroports de Paris. »
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- Pierre Graff - Président-directeur général, le 26 juillet 2010