Le Groupe ADP signe son contrat de régulation économique 2016-2020 avec l'État

Le Groupe ADP et l'État sont parvenus à un accord sur le projet de nouveau contrat de régulation économique (CRE) portant sur la période 2016-2020.​​

L'équilibre trouvé confirme la stratégie industrielle du Groupe ADP au service de la place de Paris et plus largement du secteur aérien. Confronté à la crise de ce secteur en Europe, aux mutations de ses principaux acteurs, à l'accentuation de la pression concurrentielle des aéroports et aux nouveaux comportements de consommation, le groupe doit continuellement améliorer la compétitivité de ses plates-formes.

Pour faire face à ces nouveaux défis, le contrat pour 2016-2020 présente, sur la base d'un périmètre de régulation inchangé, les principales caractéristiques suivantes :

  • une hypothèse de croissance du trafic de 2,5 % en moyenne par an ;
  • un programme d'investissements du périmètre régulé de 3 milliards d'euros mettant l'accent sur l'optimisation, la maintenance et la mise en conformité des installations ainsi que sur la robustesse opérationnelle ;
  • un engagement fort en termes de qualité de service, avec la mise en place de sept indicateurs "standards de qualité" sanctionnés par un malus, de trois indicateurs "d'excellence", en particulier pour les passagers en correspondance, assortis d'une incitation financière sous forme de bonus et de malus, et de cinq indicateurs de suivi sans incidence financière ;
  • un plafond d'évolution tarifaire modéré de 1 % par an en moyenne au-delà de l'inflation, avec une évolution tarifaire limitée à l'inflation en 2016 ;
  • une nouvelle structure tarifaire visant d'une part à améliorer la compétitivité-prix du trafic intercontinental et en correspondance, et à favoriser l'emport des compagnies en diminuant le poids de la redevance par passager et en révisant la redevance d'atterrissage, d'autre part, à exonérer le stationnement de nuit pour favoriser l'implantation à Paris d'avions basés et enfin, à rendre plus lisible la grille tarifaire en homogénéisant le financement du traitement des bagages en correspondance ;
  • la mise en place de mesures incitatives sur les marchés porteurs et pour les compagnies performantes, ayant vocation à encourager le développement du trafic en correspondance et la performance opérationnelle des compagnies aériennes ;
  • la mise en place d'un nouveau facteur d'ajustement s'appuyant sur le volume des charges opérationnelles (hors charges d'amortissement, impôts et taxes) du périmètre régulé.

L'ensemble de ces éléments doit permettre d'obtenir la juste rémunération des capitaux investis du périmètre régulé en 2020, avec une rentabilité des capitaux employés du périmètre régulé au niveau du coût moyen pondéré du capital du groupe estimé à 5,4 %.

 

 
Mis à jour le 25 septembre 2015 (CP ADP du 29 juillet 2015)
© Aéroports de Paris / KORGANOW, Grégoire