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Berceau du premier dirigeable à carcasse rigide

 

L’histoire de l'aérodrome de Saint-Cyr-l'École retrace celle de l’aéronautique avec les premiers ballons dirigeables et avions.

Dés 1907, tandis que Santos-Dumont relie Saint-Cyr à Buc à 90 km/h  avec son monoplan La Demoiselle, le comte de la Vaulx fait construire sur l'aérodrome de Saint-Cyr un hangar pour abriter un dirigeable dit aéronat et perfectionner des engins de  locomotion aérienne sous toutes ses formes.  

 
En 1910, le dirigeable La Liberté fait plusieurs ascensions à partir d'un hangar démontable. La même année, l’industriel et mécène Deutsch de la Meurthe passionné d’aviation offre à l'université de Paris une somme de 500 000 francs et une rente annuelle de 15 000 francs sa vie durant pour créer et entretenir un institut aérotechnique, lieu de recherches théoriques et pratiques pour effectuer des recherches et des essais concernant la technique des appareils en équilibre ou en mouvement dans l'air. Il deviendra le premier l'Institut aérotechnique de Saint-Cyr-l'École IAT, intégré au Conservatoire national des arts et métiers CNAM.
 
En 1911, Gustave Eiffel dépose un brevet pour un dispositif qui augmente le rendement énergétique des installations destinées à créer des courants d'air artificiels, à partir de recherches qui ont débuté en 1909 sur le terrain de Saint-Cyr-l'Ecole.
 
En 1913, la société Zodiac construit le premier dirigeable à carcasse rigide, le Spiess. Inventeur du dirigeable rigide, l'ingénieur Joseph Spiess a déposé les premiers brevets en 1873. L'armature de ce dirigeable de 130 m de long est réalisée en bois creux et non en aluminium comme l'aurait fait la firme Zeppelin.
 
Le terrain en bordure de la route aux cochons, l'actuelle rue du Docteur Vaillant, devient aérodrome militaire en 1912. La caserne Charles Renard reçoit les pilotes. L'aviation et l'aérostation sont regroupées sous les ordres du capitaine Etévé, chef du centre aéronautique. Le premier groupe d'aérostation s’installe à Saint-Cyr-l'École en 1913. De nombreux essais de dirigeables sont effectués, les ouvrières de la commune sont employées à l'entoilage dans les ateliers de la base pour monter les « saucisses ».
 
Pendant la première guerre mondiale, le champ d'aviation se transforme en centre de réparation des appareils endommagés. Dès août 1914, le camp de Mourmelon se replie à Saint-Cyr-l'École et 4 000 civils et militaires y travaillent en 1917. En 1920, l'école des aérostiers quitte Saint-Cyr pour Rochefort et laisse le terrain aux  avions.
 
Pendant la seconde guerre mondiale l'association Alérion crée une section de vol libre de modèles réduits. L'aéromodélisme avec ses planeurs et avions à moteur en caoutchouc, seule activité possible sous l'occupation, bénéficie d'importants crédits.
 
En 1944, les bombardements des alliés détruisent la ville et les installations militaires. En 1946, l’aérodrome est séparé de la base et  est depuis géré par Aéroports de Paris.
L'aérodrome de Saint-Cyr l'école en 1907.
L'aérodrome de Saint-Cyr-l'Ecole en 1907.
© D.R.
Premier dirigeable français à coque rigide : le Spiess construit par la firme Zodiac en 1913
Premier dirigeable français à coque rigide : le Spiess construit par la firme Zodiac en 1913
© D.R.