ZOOM : Puces RFID, des bagages suivis à la trace
Théma N°8, juillet 2006, Antoine Ageron
Le temps des bagages qui n’arrivent pas à destination avec leur propriétaire est-il définitivement révolu ? C’est ce que souhaite IATA, à travers la technologie RFID (Radio Frequency Identification).
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Capables d’être lues à distance, ces étiquettes radio-émettrices permettent à la compagnie aérienne d’assurer un suivi en temps réel du bagage, limitant ainsi le nombre de bagages qui ratent leur vol. Elles détiennent en effet une capacité d’identification nettement supérieure à celle des codes-barres et autres étiquettes papier actuellement utilisés dans les aéroports.
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Des essais ont montré une fiabilité d'acheminement de 95 % à 99 % pour les RFID contre 85 % en moyenne avec les lecteurs optiques de code-barres. IATA espère faire des économies grâce à ce système. En moyenne, 30 millions de bagages sur les 1,7 milliard transportés chaque année dans le monde n'arrivent pas à destination. Les bagages “ratés” représentent une dépense de 2 milliards de dollars par an pour les localiser et les réacheminer vers leur propriétaire.
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Des aéroports comme ceux de Las Vegas et de Hong Kong ont annoncé leur intention de recourir aux RFID. Mais au pôle Process bagage de Paris-Charles de Gaulle, on souligne leur coût élevé et les difficultés techniques de mise en œuvre.
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IATA reconnaît, pour sa part, que pour être rentable la technologie RFID devra être développée à grande l’échelle et non plus isolément. Pour être efficace, elle devra commencer par fonctionner en parallèle à la technologie code-barres existante. À ce moment-là seulement, les bagages “ratés” se raréfieront.
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 Tri bagages © François Carlet-Soulages/SIC
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