Les taxes d'aéroport, un mal nécessaire

Une part non négligeable du prix d'un billet d'avion est constituée par les taxes d'aéroport. Elles ont des usages divers et varient d'un aéroport à l'autre et d'un pays à l'autre.

Les taxes d'aéroport sont incluses dans le prix du billet d'avion payé par le passager. Elles varient selon la législation en vigueur dans les pays d'origine et de destination du vol, selon les aéroports et aussi les compagnies aériennes. Comme leur pluriel l'indique, elles sont multiples.
 
La première de ces taxes revient à l'aéroport ; c'est la redevance passager. Elle couvre l'utilisation des installations terminales, passerelles, salles d'embarquement, etc. et permet le financement des travaux d'entretien et de développement des aéroports. Elle varie selon la plate-forme, en fonction de l'éloignement de la métropole desservie et de la qualité des équipements. La taxe d'aéroport est un élément déterminant pour le choix d'une escale, pour les compagnies low cost notamment.
 
La taxe de l'aviation civile (TAC) finance les services de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) ; elle est perçue par l'État. L'État est l'employeur des contrôleurs de la navigation aérienne. Cette taxe participe aussi à la politique d'aménagement du territoire.
 
La taxe sûreté-sécurité-environnement est elle aussi perçue par l'État. Elle est reversée au gestionnaire d'aéroport. Ce dernier à la responsabilité d'organiser le contrôle sûreté des passagers et des bagages, la protection incendie, la surveillance environnementale et d'assurer la lutte animalière c'est-à-dire la prévention des collisions entre aéronefs et oiseaux, par exemple.
 
La plus grande part des taxes d'aéroport revient à la surcharge carburant sûreté.  Elle compense l'augmentation du prix du kérosène. Son montant est laissé à la discrétion des compagnies aériennes qui l'encaissent. Elle couvre aussi une part des dépenses de sûreté qui incombent aux transporteurs depuis les attentats du 11 novembre 2001 et les primes d'assurance.
 
La contribution internationale de solidarité ou "taxe Chirac" existe depuis 2006. Son montant va de un euro pour un vol intérieur à l'Union européenne en classe éco à 40 euros pour un vol international en classe affaires. Elle est reversée à UNITAID, organisme hébergé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui lutte contre les pandémies et plus particulièrement contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Unitaid a reçu plus de 2,4 milliards de dollars de contributions depuis sa création en 2006, dont près de 1,4 milliard provenant de France.
 
D'autres taxes dues par les compagnies ne sont pas répercutées sur le prix du billet. Il s'agit de la redevance d'atterrissage et de la taxe sur les nuisances sonores aériennes (TNSA). La TNSA sert à financer les programmes d'aide à l'insonorisation des logements des riverains des aéroports.
 
Mis à jour le 14 août 2015
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