Histoire de Paris-CDG 

 

L'histoire des aéroports a obéi à une recherche permanente de l'adéquation des installations aux rythmes et aux techniques du transport aérien et à l'évolution des modes de vie et de loisirs. Les aérogares, les équipements, les organisations au sol ont suivi l'évolution des avions et le trafic qui, jusqu'en 1973 progressait, chiffre énorme, de 15% par an.

 
Certains jours, l’aéroport Paris-Charles de Gaulle traite jusqu’à 2000 mouvements d'avions, 200 000 passagers, 5000 tonnes de fret, des dizaines de milliers de bagages, quelques milliers de véhicules de tous types…Sans compter les milliers de visiteurs accompagnant les voyageurs et les 90 000 personnes travaillant sur la plate-forme.
 
1945
C’est à la fin de la guerre qu’une ordonnance du Général de Gaulle crée Aéroport de Paris pour gérer deux aéroports internationaux Orly et Le Bourget, l’héliport d‘Issy-les-Moulineaux et 10 aérodromes.
 
1959
Orly et Le Bourget n’offrent pas suffisamment de possibilités de développement, alors que les débuts de l’aviation à réaction annoncent l’avènement du transport aérien de masse. La Caravelle est mise en service en 1959, le Boeing 707 l’année suivante.
La création d'un nouvel aéroport au nord de Paris est décidée. Ce n’est alors qu’une vaste ellipse sur un plan, dénommée "Zone d'étude d'un aéroport », dessinée à l'est du village de Roissy-en-France jusqu'à Mitry-Mory. Entre 1964 et 1967, les campagnes de sondages de terrain se succèdent.
 
1968 - 69
Les travaux de l'aérogare 1 débutent au mois de septembre 1968. En mars de l'année suivante, une surface circulaire de 180 mètres de diamètre sur 20 mètres de profondeur a été creusée et 1 000 000 m3 de déblais ont été extraits.
Roissy-en-France remplace l’appellation de Paris-Nord pour éviter de conférer une consonance "froide" au projet !
 
1970 - 71
Au mois de juin 1970, la première bande des 3600 m de la piste 1 est coulée. Les 70 mètres de la Tour de contrôle sont prêts à recevoir la vigie. En 1971, l'aérogare 1 sort de terre. Révolutionnaire avec son corps central cylindrique et ses sept satellites, elle permet de traiter un maximum d’avions « au contact ». Ses satellites accueillent des avions de très grande capacité.
 
1972 - 73
En 1972, les travaux de terrassement de la piste 2 sont engagés.
En septembre 1973, l'oléoréseau de Roissy est raccordé au pipe-line Le Havre-Paris.
Le 24 octobre 1973, l'aéroport de Roissy-en-France rebaptisé Paris-Charles de Gaulle par un décret signé de Georges Pompidou, Président de la République.
 
1974
Le 13 mars 1974, atterrit le premier vol commercial, un B747 de la TWA en provenance de New-York. Désormais par-delà l'Atlantique, Paris CDG fait écho à New York JFK... Les compagnies Pan Am, UTA, JAL, Air Canada, Air Afrique, s’installent. En novembre, Air France transfère la plus grande partie de ses activités.
Juin 1974, 1154 agents d'Aéroports de Paris travaillent sur la plate-forme. 30% résident à moins de 10 km de l'aéroport.
 
1981 - 82
En 1981, l'aérogare CDG 1 accueille près de 11 millions de passagers mais sa géométrie interdit toute expansion progressive de l’ouvrage.
Les deux premiers modules de l'aérogare 2 sont inaugurés en1982. Un nouveau concept d’aérogare est né : modulaire, rapide et pratique pour les passagers, offrant une grande proximité visuelle et spatiale des avions. La capacité de CDG est alors de 30 millions de passagers, équivalente à celle d'Orly.
 
1989-1993
Le terminal 2D est inauguré en 1989, il vient ainsi augmenter la capacité de l'aérogare 2. En 1991, l'ouverture du terminal T9, aujourd'hui terminal 3, permet l'accueille les vols charters à Paris-CDG. Le terminal 2C complète en 1993, l'ensemble composé du terminal 2A, 2B et 2D.
 
1994
Inaugurée en 1994, La gare du TGV est située perpendiculairement à l'axe de l'aérogare 2. C’est une des plus grandes infrastructures d’échanges jamais construites, reliant les avions, les autos et les trains, d’une surface de 75 hectares.
 
1997 - 2000
En 1997, la décision de construire deux nouvelles pistes en plus des deux pistes existantes va accroître considérablement les capacités de développement de l’aéroport. La piste 4 et ouverte en 1998 et la piste 3 en 2000. Elles forment avec les pistes 1 et 2 deux doublets au sud et au nord de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle, le premier en Europe à exploiter une telle configuration. Les mouvements d’avions sur les pistes et le stationnement autour des aérogares sont régulés par deux vigies différentes, une pour chaque doublet.
 
A la fin du XXe siècle, CDG voit son trafic augmenter de 1,5 à 2 millions de passagers nouveaux chaque année. Un volume considérable qui oblige à accroître les lieux d’accueil et à en repenser l’architecture.
 
Le terminal F, composé de deux vastes péninsules greffées sur un demi-anneau central, est capable d’accueillir deux fois plus de passagers que les précédents terminaux. Sa conception vise l’accélération maximale des circulations en réduisant considérablement le parcours du voyageur ou en permettant l’accès direct aux avions par des passerelles télescopiques.
 
Bien adapté aux correspondances et doté d’un système de tri bagages performant, le terminal F a été affecté prioritairement à Air France qui a fait de CDG2 son hub. En 2005, le hub de Paris-Charles de Gaulle exploité depuis 1996 par Air France est le plus important d’Europe devant Londres et Francfort. Il propose, chaque semaine, plus de 16 000 correspondances en moins de deux heures.
 
2003
La construction de terminaux aux vocations différentes se poursuit.
L’ouverture du terminal E a lieu en juin 2003. Symétrique au F par rapport à l’axe routier de desserte, et de dimensions voisines, son tracé est plus linéaire. Des satellites augmenteront la capacité de ses deux jetées rectilignes. Le terminal E offre une capacité supplémentaire de près de10 millions de passagers par an.
 
2007
Mise en service en avril du CDGVal, métro automatique qui relie le terminal 1 au terminal 2. Dès sa première année d'exploitation, il a transporté dix millions de passagers soit en moyenne 25 000 par jour, dont environ une moitié de salariés de l’aéroport.
Inauguration  en juin du satellite d'embarquement S3 "La Galerie Parisienne" du terminal 2E. Il offre six points de stationnement au contact pour l'A380, dotés de passerelles spécifiques qui permettent d'atteindre le pont supérieur de l'appareil. Le développement de CDG et de ses infrastructures  intégre les contraintes de la nouvelle génération d’appareils de grande dimension comme l’Airbus A 380.
 
2008
Ouverture du terminal régional 2G, dédié aux vols régionaux. Il est l'un des éléments du vaste ensemble qui comprend le satellite 3 et le terminal 2E et F. 
Lancement des travaux à la fin de l'année du satellite S4, nouvelle salle d'embarquement reliée au terminal 2E et à la Galerie Parisienne par le métro automatique. Le S4 est certifié par une démarche HQE. Son ouverture prévue pour 2012 permettra d'améliorer le taux de contact des gros porteurs et d'accueillir les A380. La capacité annuelle de ce nouveau satellite sera de 7,8 millions de passagers.
 
2009
Lancement  du chantier en octobre de la liaison du terminal 2A et 2C. Le projet porte sur le regroupement dans un espace central des salles d'embarquement des deux terminaux  ainsi que des contrôles de police et  de sûreté associés. La fin du chantier est prévue pour avril 2011, pour une mise en service en septembre. Cette liaison permettra aussi d'augmenter les surfaces de commerces et services réservés aux compagnies aériennes.
 
 
 GM, dernière mise à jour le 4 août 2010