Paris-CDG, point nodal 

 

CDG, RER, TGV, A1, Concorde : ces appellations symbolisent, un rapport à l’espace-temps, au territoire, aux réseaux et aux flux d’échanges, à la mobilité et à la vitesse. En 1976, le Concorde décolle de Paris-Charles de Gaulle et rejoint New-York après trois heures et demie de vol. Face à une utilisation croissante de l’automobile, les kilomètres d’autoroutes se multiplient en Ile-de-France, passant de 25 en 1960 à 600 en 1980. Relié à l’aéroport, le RER multiplie par deux la vitesse moyenne de déplacement en transport collectif. En 1995, le TGV met cent millions d’habitants à trois heures de Paris.

Point nodal de ce maillage de transports : l’aéroport Paris-Charles de Gaulle. Depuis son ouverture en 1974, il est à l’articulation des modes de transports et des échelles de mobilité internationale à locale. L’aéroport devenu un hub terrestre autant qu’aérien, s’est métamorphosé en une véritable ville avec ses activités de services, commerciales et industrielles, un pôle urbain où travaillent près de 90 000 personnes, qui fonctionne pratiquement en continu et attire d’autres types d’usagers que ceux directement liés au transport aérien. D’un lieu de passage, l’aéroport devient une destination.

Paris est le centre de la toile aérienne mondiale !
D’après les calculs de physique statistique de scientifiques américains, le voyageur le plus pressé doit décoller de Paris, ville du réseau aérien mondial qui lui offrira les meilleures possibilités de parvenir rapidement où bon lui semble. Comme Internet, la toile aérienne s’est tissée autour de nœuds d’importance très inégale, certains recevant beaucoup plus de connexions que les autres. Dans l’espace aérien, un gigantesque ballet planétaire déploie des avions qui relient quotidiennement les aéroports du monde, grands et petits.

Pôle ressource Paris-Charles de Gaulle,  dernière mise à jour le 7 septembre 2009