Le terminal 2ABCD

 

En 1977 débutent les travaux d’une deuxième aérogare à Paris-Charles de Gaulle. Conçue par Paul Andreu, elle est composée de plusieurs modules dont les deux premiers, le B et le A, sont inaugurés en 1981 et 1982. Les deux autres modules, le D et le C ouvriront en 1989 et 1993.

Ces nouvelles installations permettent d’augmenter les capacités d’accueil de la plateforme de 20 millions de passagers. En 1992, le trafic de Paris-Charles de Gaulle dépasse pour la première fois celui d’Orly avec 25 millions de passagers. Les terminaux A, B, C et D, conçus initialement pour le trafic de « point à point », ont une capacité d’accueil de 5 millions de passagers chacun et peuvent accueillir 50 % des appareils au contact direct des installations et 50 % en postes éloignés.
 
À l’ouverture du terminal 1, il était prévu que cette structure soit reproduite cinq fois à l’identique. Mais les concepteurs se rendent compte que ce type de construction ne garantit pas une exploitation optimale. Si l’aérogare 1 était donc construite sur le modèle d’une architecture cylindrique « révolutionnaire », le choix des concepteurs pour l’aérogare 2 se porte sur la modularité. L’organisation de bâtiments côte-à-côte reproduit de manière symétrique par rapport à l’axe routier initie le modèle d’aérogare déconcentré linéaire et permet une mise en service progressive des installations en fonction de la croissance du trafic.
 
Les modules A, B, C et D de CDG 2 sont des terminaux de taille modeste et relativement étroits - environ 200 m de long sur 80 m de large - afin d’amener le plus rapidement possible le passager de la voiture à l’avion. Concomitant avec l’arrivée du hub d’Air-France, terminal 2C est plus haut et plus large que ses prédécesseurs. Son exploitation se répartie sur deux niveaux qui séparent les flux de départ et d’arrivé. Son originalité réside dans six pré-passerelles à niveau variable permettant de desservir ces deux niveaux.
 
Au delà de son aspect pratique, le béton a été utilisé de manière originale à l’époque pour construire une toiture de forme alvéolaire constituée de grands caissons en béton léger d’une portée de 40 m. Cette toiture abrite le système de ventilation, de sonorisation et d’éclairage qui permet de maintenir les équipements sans gêner l’exploitation de l’aérogare. L’espace intérieur libre de tout élément porteur est parfaitement modulable au gré des évolutions du trafic et des progrès techniques du traitement des passagers. Le verre a également été largement introduit pour faire entrer la lumière naturelle et réaliser des économies d’énergie.

 

GM, dernière mise à jour le 19 novembre 2012

>> Le terminal 2 A, B, C et D : dates et chiffres


Terminal 2A 
Mise en service : 1982
- 3,9 millions de passagers en 2011  
- Capacité d'accueil 4,2 millions de passagers
- 62 banques d'enregistrement mécanisées
- 21 525 mouvements d'avions en 2011

Terminal 2B  
Mise en service : mars 1982  
- 4,58 millions de passagers en 2011
- Capacité d'accueil 5,4 millions de passagers
- 47 banques d'enregistrement mécanisées
- 38 882 mouvements d'avions en 2011

Terminal 2C 
Mise en service : 1983
- 2,97 millions de passagers en 2011  
- Capacité d'accueil 5,3 millions de passagers
- 64 banques d'enregistrement mécanisées
- 12 945 mouvements d'avions en 2011

Terminal 2D  
Mise en service : mars 1989  
- 6,85 millions de passagers en 2011
- Capacité d'accueil 8 millions de passagers
- 60 banques d'enregistrement mécanisées
- 66 588mouvements d'avions en 2011