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Environnement
Changement climatique et gaz à effet de serre (GES)
Certains gaz présents naturellement dans l’atmosphère – vapeur d’eau, gaz carbonique, éthane, ozone – agissent comme les vitres d’une serre. Ils empêchent les rayons infrarouges émis par la terre de s’échapper directement vers l’espace. Ce sont les gaz à effet de serre.
La terre reçoit une grande partie son énergie du soleil. La moitié de ce rayonnement est absorbé par le sol et l’atmosphère. Le reste ne pénètre pas dans l’atmosphère et est renvoyé vers l’espace.
 
L’énergie solaire chauffe la planète qui réémet de la chaleur sous la forme de rayons infrarouges. Agissant comme les vitres d’une serre, certains gaz présents naturellement dans l’atmosphère – vapeur d’eau, gaz carbonique, éthane, ozone – interfèrent avec les rayons infrarouges en les empêchant de s’échapper directement vers l’espace. Ils sont appelés gaz à effet de serre.
 
Sans gaz à effet de serre, les rayons infrarouges seraient intégralement renvoyés dans l’espace. La température à la surface du globe serait alors de – 18°C. À l’état naturel, la terre réémet autant d’énergie qu’elle en reçoit. Cet équilibre lui donne une température moyenne de + 15°C, ce qui a permis le développement de la vie.
 
Depuis le  XIXe siècle, les activités humaines ont accru la concentration de gaz à effet de serre. Plus de  rayonnement infrarouge est donc retenus dans l’atmosphère. Ce surplus artificiel d’effet de serre provoque un changement du climat, qui en moyenne se réchauffe.
 
La durée de vie de ces gaz dans l’atmosphère varie beaucoup : douze ans pour le méthane, 100 ans pour le gaz carbonique et 50 000 ans pour l’hexafluorure de soufre ! Le gaz carbonique produit aujourd’hui fera encore effet sur le climat dans un siècle.
 
MCA, dernière mise à jour le 7 janvier 2011

>> Aéronautique et gaz à effet de serre

Le transport aérien mondial serait à l’origine de 4,9 % des émissions mondiales de GES, incluant les effets cumulés des émissions de CO2 (2,5 % selon les derniers chiffres
de l’OACI) et ceux des traînées de condensation. En tant que nuages miniatures,
celles-ci ont aussi un impact sur la température, ce que les scientifiques dénomment forçage radiatif. Cette vapeur d’eau créée par les avions induit la formation de cirrus, des nuages d’altitude actifs dans le processus de réchauffement climatique.

Si la contribution de l’aviation commerciale au réchauffement climatique reste faible en comparaison d’autres secteurs comme le transport routier, l’industrie ou l’agriculture, ce chiffre devrait néanmoins augmenter de façon significative dans les prochaines années.