Le dispositif énergétique de Paris-CDG

L’ensemble des installations thermiques et électriques de Paris-CDG est appelé à évoluer de plus en plus vers les énergies renouvelables. État des lieux.​​

La production d’énergie à Paris-CDG

L’essentiel de l’énergie consommée sur le site de Paris-CDG est issue de deux centrales thermo-frigo-électriques capables de produire de la chaleur et du froid pour le chauffage ou la climatisation des bâtiments. La première unité, appelée centrale Blériot (CTFEB) dispose d’une capacité de production thermique 48 MW et de 42 MW pour la réfrigération. La deuxième unité (CTFE) peut quant à elle fournir jusqu’à 121 MW en mode thermique, 28 MW en frigorifique et 10 MW en production électrique.
Une turbine de cogénération permet également de récupérer la chaleur induite par le fonctionnement des chaudières au gaz naturel afin de produire de l’électricité.
Pour des raisons techniques, la totalité de cette électricité est dirigée vers le réseau EDF, soit un volume de 155 GWh.

La centrale biomasse, premier pas vers les renouvelables

Jusqu’à présent, la totalité de l’énergie produite sur le site de Paris-CDG provenait d’une énergie fossile, le gaz naturel. Premier signe de transition vers un autre mode de production, une nouvelle centrale biomasse d’une capacité de 14 MW entrera en activité dès la fin de l’année 2012. Cette nouvelle infrastructure permettra de fournir 25 % de la chaleur totale nécessaire au fonctionnement de l’aéroport. Le combustible, la plaquette forestière, se compose de morceaux de bois issus de forêts gérées durablement, certifiées par l’ONF et situées dans un rayon de 100 km autour de Paris-CDG. Les cendres seront réutilisées comme engrais en épandage agricole. Utilisée en complément des installations préexistantes, cette centrale biomasse permettra de diminuer d’environ 12 % les émissions de CO2 de la production d’énergie de Paris-CDG, soit l'équivalent de 18 000 aller-retours Paris-New York en avion.

 

Mis en ligne le 20/04/2012

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>> La plaquette forestière

La plaquette forestière s'utilise comme du "bois énergie" ; 2,5 tonnes de plaquettes forestières sont l'équivalent d'une tonne de pétrole.

La plaquette forestière est constituée de deux types de bois :

- non valorisé : c'est-à-dire des restes de branches ou de troncs
non-conformes qui ont peu de valeur marchande ;

- le mal valorisé : bois qui n'a pas été commercialisé.

Le déchiquetage du bois se réalise avec un broyeur à couteaux
qui donne la forme de petits morceaux de bois de tailles homogènes. Les plaquettes forestières sont alors stockées pour un temps
de séchage compris entre 3 et 6 mois selon le taux d’hygrométrie souhaité. Le taux d’hygrométrie pour les chaudières professionnelles se situe entre 40 à 55 % contrairement à celui des chaudières
des particuliers qui varient de 25 à 35 %. C'est grâce à ces taux
que le rendement des chaudières est optimisé.

Livraison de bois : 8 camions/jour en plein régime

Stockage de bois (plaquettes forestières) : 4 jours d'autonomie