Le dispositif énergétique du Bourget

 

La centrale thermique de Paris-Le Bourget fonctionne entièrement au gaz naturel. Ses deux chaudières de 12 MW chacune permettent de chauffer une quarantaine de bâtiments de la plate-forme, dont l'ancienne aérogare aujourd’hui reconvertie en musée de l'Air et de l'Espace.

Les bas-NOx à la rescousse

L’installation a été modifiée en 2006 pour recevoir des brûleurs à faibles émissions d’oxydes d’azote (bas-NOx pour les intimes). Les niveaux de rejets de ces gaz sont désormais largement en dessous de la quantité maximum autorisée (70 mg par mètre cube de gaz pour un plafond de 120 mg par mètre cube). Une satisfaction pour la direction de Paris-Bourget qui souhaitait réduire de 25 % ses émissions d’oxydes d’azote.

En 2009, l’alimentation du réseau de chauffage de l’aéroport a été adaptée pour accueillir un circuit d’eau chaude de chauffage à basse température. Ces deux modifications ont contribué à améliorer les performances de la centrale.

Néanmoins, au-delà des bons résultats fournis par ces modifications, une réflexion va être engagée pour envisager le remplacement de la centrale thermique du Bourget à moyen terme. Affaire à suivre.

Du solaire chez les pompiers

Les pompiers du Bourget ont décidé de prendre soin de l’eau. La brigade du SSLIA (service de sauvetage et de lutte contre les incendies d’aéronefs) avait souhaité installer un chauffe-eau solaire pour améliorer les performances énergétiques de leur bâtiment. C’est finalement un système thermodynamique qui a été retenu, permettant de combiner l’énergie du soleil et d’une pompe à chaleur. Résultat : une consommation d’électricité en baisse pour un niveau de confort égal.
Une étude de l’évolution des performances de la douche des pompiers devrait permettre de déterminer le niveau d’intérêt du système pour d’autres bâtiments de la plate-forme tels que les ateliers qui nécessitent une grande quantité d’eau chaude.
 


Mis en ligne le 20/04/2012

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