Paris-Le Bourget se lance dans la géothermie

​Aéroports de Paris vient de mettre en service une installation de géothermie à faible profondeur afin de répondre à près de 70 % de ses besoins internes de chauffage à l’aéroport Paris-Le Bourget.

​Le principe de la technologie déployée au niveau de l’aéroport Paris-Le Bourget consiste à exploiter l’inertie thermique du sous-sol à 100 mètres de profondeur et d’en extraire les calories à l’aide d’une pompe à chaleur électrique qui sera notamment alimentée par une ombrière photovoltaïque de 600 m2.

Les calories du sol seront prélevées à l’aide de quarante sondes géothermiques verticales implantées sur 2 500 m2, permettant d’alimenter en chaud (650 MWh) un bâtiment de bureaux et d’entrepôts s’étendant sur une surface d’environ 13 000 m2. Le système permettra d’éviter le rejet de 120 tonnes de CO2 par an dans l’atmosphère.

« Le Groupe s’engage à maîtriser l’impact de ses activités en diminuant de 50 % les émissions de CO2 par passager sur ses infrastructures aéroportuaires au cours de la période 2009-2020, tout en établissant sa part d’énergies renouvelables dans sa consommation finale à 15 % en 2020 », rappelle Didier Hamon, secrétaire général d’Aéroports de Paris en charge de l’environnement. « La mise en place de centrales, géothermique en 2011 à Paris-Orly, à biomasse en 2012 et photovoltaïque en 2013 à Paris-Charles de Gaulle, nous a permis de diminuer d’environ 27 000 tonnes par an nos rejets carbonés ».

 

Mis en ligne le 8 février 2016

© Aéroports de Paris / Laboratoire

>> La géothermie de Paris-Le Bourget en chiffre.

• 120 tonnes de CO2 non rejetées dans l'atmosphère.

• 650 MWh de production de chaleur et 400 MWh de production de froid.

• L'équivalent de 93 foyers chauffés en énergie renouvelable.

• 7 800 mètres de tuyaux installés.