La bioévaluation environnementale

Les végétaux et les insectes fixent particulièrement bien certains polluants. Ces bio-indicateurs sont utilisés sur les aéroports franciliens pour surveiller la qualité de l'air.

Quand les abeilles confirment la qualité de l’air
 
C’est en octobre 2007 qu’ont été installées les premières ruches  sur la plateforme de Paris-Charles de Gaulle.  Mai 2010 a vu l'installation de ruches à Paris-Orly.  But de l’opération : surveiller la qualité de l’air. L’abeille sert, en effet, de bio-indicateur. À la belle saison, l’insecte visite près de 4 000 fleurs par jour, récolte du pollen et boit dans les gouttes d’eau. Son pollen et son miel reflètent ainsi la qualité de l’air ambiant. Eurofins, un laboratoire certifié en agro-alimentaire, a analysé les premières productions des ruches. Résultat : le miel des aéroports  est propre à la consommation.
Les ruches  de Paris-CDG s'inscrivent dans le programme Abeille, sentinelle de l'environnement®, grâce au contrat passé avec l'Union nationale de l'apiculture française (UNAF).
 
Des végétaux pour surveiller les métaux et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)
 
En complément du suivi automatique des concentrations de polluants atmosphériques, le laboratoire d’Aéroports de Paris a étendu le champ de sa surveillance aux métaux et aux hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). En partenariat avec l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et le laboratoire Bio Monitor, il a installé, entre septembre et octobre 2008, des bio-indicateurs sur l’emprise et à la périphérie des aéroports Paris-Orly et  Paris-Charles de Gaulle. Le principe de l’étude est simple. Les végétaux choisis, des ray-grass et des résineux, ont la capacité de fixer les molécules de polluants. Après un temps d’exposition, ces bio-accumulateurs sont analysés en laboratoire. On en déduit les niveaux de concentration dans l’air et dans le sol des polluants suivis.
Selon l’INRA, le principal résultat de l’étude est que les niveaux de concentration sont à la limite du niveau de détection par les bio-indicateurs. En résumé, les niveaux de concentration en HAP et en métaux révélés par ces bio-indicateurs sont comparables à ceux habituellement observés dans les zones rurales.
 
WQ, dernière mise à jour le 19 mai 2010.
Des ruches à Paris-Orly
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