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Les émissions sur un aéroport

Sur un aéroport, les émissions peuvent provenir de différentes sources : les avions et leurs équipements ou utilitaires associés, les activités annexes nécessaires au fonctionnement de la plate forme notamment les centrales thermiques, le trafic routier induit par l’activité aéroportuaire et enfin les activités présentes du fait de l’attractivité économique de l’aéroport (hôtels, centre de tri postal, etc.).

Même s’il est difficile de faire le tri entre les autoroutes, les industries d’Île-de-France et les émissions liées à l’activité aérienne, l’effet de l’aéroport mesuré par Airparif n’est actuellement perceptible que jusqu’à 4 km autour de Paris-CDG et malgré la faible urbanisation. Les actions à entreprendre pour l’avenir doivent permettre de poursuivre l’amélioration de la qualité de l’air observée depuis plusieurs années par les stations de l’aéroport.
 
Les avions
 
Comme tout moteur à explosion, les réacteurs des avions émettent principalement du dioxyde de carbone (CO2), de l’eau, mais aussi des oxydes d’azote (NOx), des hydrocarbures imbrûlés, du monoxyde de carbone (CO) et des suies. La nature et la quantité de ces rejets dépendent du régime du moteur. A basse altitude, les avions rejettent principalement du CO2 et de l'eau. Les avions restent cependant les principaux contributeurs des émissions des aéroports.
 
Au sol, un avion dépend pour sa fourniture d’énergie de son moteur de puissance auxiliaire (APU pour Auxiliary Power Unit). Situé à l’arrière de l’aéronef, ce moteur fait fonctionner la climatisation du bord et permet le démarrage des moteurs principaux de l’avion. Un avion peut aussi être alimenté en électricité par des groupes électrogènes mobiles (GPU ou Ground Power Unit) ou par des prises électriques fixées au sol. Les prises au sol émettent 250 fois moins de CO2 que les APU.
 
Enfin Aéroports de Paris revoie ses infrastructures et mène des campagnes de sensibilisation auprès des compagnies aériennes et des pilotes afin de mobiliser l’ensemble des acteurs pour réduire le temps de roulage.
 
Le trafic routier
 
Le transport aérien nécessite des véhicules facilitant l’assistance et l’appui logistique aux avions. La grande majorité des émissions est générée par le trafic routier induit par les passagers, par les personnes travaillant dans les aéroports et par le fret.
 
La production d’énergie
 
Pour produire leur énergie, les aéroports franciliens ont recours à plusieurs sources : gaz naturel, biomasse, énergie solaire et énergie éolienne. Des groupes Diesel peuvent venir en renfort.
 
Émissions fugitives
 
Le stockage, l’acheminement et l’avitaillement des avions en kérosène conduisent à des émissions fugitives de composés organiques volatils non méthaniques (COVNM).
 
WQ, dernière mise à jour le 25 mai 2011
Rémy Stroebel Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe)
© copyright Aéroports de Paris
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