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Intermodalité air-fer : le duo gagnant

Avec le développement du réseau ferré à grande vitesse, de plus en plus de voyages intercontinentaux débutent en TGV.

Derrière le terme intermodalité se dissimule une réalité d’une simplicité absolue. À l’occasion de nos déplacements quotidiens, nous pratiquons l’intermodalité. En passant du bus au métro ou de la voiture au train, nous combinons deux modes de transport. Si elle ne semble compliquée ni à comprendre ni à vivre, l'intermodalité est d’une remarquable complexité à organiser. Tout repose en effet sur la mise en œuvre des moyens nécessaires pour que le passage du voyageur d’un univers à l’autre se fasse sans rupture. Plus ces univers sont culturellement éloignés, plus le problème est difficile à résoudre. C’est le cas en particulier avec le train et l’avion.

D’un côté, le passager est livré à lui-même, de l’autre, il bénéficie d’une prise en charge complète. Dans le TGV, il y a des contrôleurs, dans l’avion des hôtesses. D’un côté, il doit transporter ses bagages d’un bout à l’autre de son trajet, de l’autre, il s'en libère à l'enregistrement. 

Paris-Charles de Gaulle, 6 passagers sur 10 ont recours au TGV dans le cadre d’un voyage long-courrier. Un quart combine avec un déplacement intra-européen. La proportion des voyageurs utilisant la combinaison TGV-avion à l’intérieur de l’Hexagone est infime.

À l’évidence, les passagers sont prêts à adopter cette nouvelle manière de voyager à travers le monde. Leur comportement le démontre. Aujourd’hui, ils sont de plus en plus nombreux à accepter naturellement l’idée de débuter ou de finir un voyage intercontinental dans une gare ferroviaire.

Bien que ce service soit encore une attente forte des passagers, l’impossibilité de se décharger de ses bagages sur le tronçon ferroviaire ne constitue pas un obstacle majeur. Les voyageurs sont d’abord attentifs aux fréquences des TGV qui leur sont proposées. Ils peuvent ainsi plus facilement combiner les horaires. Le passager intermodal est en définitif autonome. Dans trois quarts des cas, il compose lui-même son déplacement en achetant séparément son billet de traient son billet d’avion. La démonstration, s’il en est, que l’intermodalité est entrée dans les mœurs.