Le dispositif des stations de mesure du laboratoire d'Aéroports de Paris
Les premières stations de mesure ont été installées autour de l’aéroport de Paris-Orly en 1993. La fiabilité du système repose sur la qualité des mesures de bruit réalisées par les 38 stations fixes de mesures implantées à l'intérieur et à la périphérie des aéroports.
- Schématiquement, une station de mesure de bruit se présente sous la forme d'un petit enclos, à l'intérieur duquel est fixé un mât de 5 mètres de haut au sommet duquel se trouve un micro. Au pied, dans une armoire, se trouve un ordinateur sur lequel sont enregistrés les bruits. A intervalle régulier, par le biais d'un modem, les informations sont rapatriées vers l'ordinateur central du laboratoire, situé dans la zone technique de l'aéroport d'Orly.
Il y a actuellement 38 stations de mesures permanentes toutes homologuées. Elles sont situées dans les communes voisines, sous les trajectoires à l’est et à l’ouest de l'aéroport. Huit d'entre elles à Paris-Charles de Gaulle et 6 à Paris-Orly sont localisées à chaque seuil de piste et servent à établir l'indicateur global de bruit mesuré pondéré (IGMP). D'autres stations sont dédiées à la surveillance des essais moteurs sur chacun des deux aéroports. Le schéma directeur des stations de mesure a été agréé par l'Acnusa.
En complément des stations fixes, le laboratoire met en œuvre trois stations temporaires. Elles sont utilisées pour des campagnes de mesures ciblées, le plus souvent à la demande d'un maire d’une commune particulièrement exposées au bruit. Pour être significatives, les mesures doivent être réalisées sur une durée de trois & quatre mois. À l'issue de ces campagnes, le laboratoire établit un rapport et présente les résultats au conseil municipal. Les données recueillies sont intégrées à la base de données avec celles obtenues au niveau des stations permanentes.
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- "Nous réalisons ainsi cinq à six campagnes par an. D'autres pourraient être plus courtes, comme le recommande l'Acnusa, pour consolider les résultats de campagnes précédentes ou des niveaux de bruit dans des territoires très proches de ceux où sont installées des stations fixes ; et elles nous permettraient aussi d'affiner notre connaissance du bruit perçu à la périphérie des aéroports", explique Bertrand Barbo, du Laboratoire d'Aéroports de Paris. "En accord avec l'Acnusa, nous souhaitons pouvoir revenir sur des sites où nous avons déjà opéré pour mesurer l'évolution".
Dernière mise à jour le 10/02/10
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