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L'Acnusa, une voix impartiale dans le débat sur les nuisances sonores 

 

Depuis sa création en 1999, l’Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires a fait de l’information aux riverains l’une de ses missions prioritaires. Un organisme indépendant  devenu un acteur majeur du dialogue entre riverains et Aéroports de Paris. 

L'Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires ou Acnusa a été créée en 1999 afin de « contrôler l’ensemble des dispositifs de lutte contre les nuisances générées par le transport aérien ». Cet organisme indépendant joue donc un rôle-clé dans le dialogue entre riverains et aéroports. Pour Roger Léron, premier président de l'Acnusa, « il était important de définir un langage commun  ».
 
Une démarche grandement facilitée l’adoption du LDEN, un indice de mesure du bruit commun à tous les aéroports et à tous les moyens de transport. Homologué en 2004 par le ministère du Développement durable, le LDEN tient compte de la gêne ressentie en pondérant la mesure du bruit selon l’heure du jour ou de la nuit et permet de comparer les données entre elles.
 
Avec l’adoption de ce nouveau système, Aéroports de Paris a doublé le nombre de stations fixes permanentes et donc les données relatives aux avions, telles que les trajectoires, l'identification du type d'aéronef, etc. « Avec le bruit, les déviations de trajectoires sont les deux principaux motifs de plainte des riverains », soulignait le président Léron. En pratique, un Journal aéroportuaire des nuisances sonores (Janus) mis à la disposition de l'Acnusa permet d'instruire les éventuelles plaintes de riverains.
 
Pour plus de transparence, le public peut facilement visualiser en temps différé les trajectoires d’avions grâce au logiciel Vitrail disponible dans les Maisons de l'environnement de Paris-CDG et Paris-Orly.
 
Selon Jean-Marie Machet, chef du Laboratoire d'Aéroports de Paris, « nous offrons la meilleure information imaginable du point de vue des technologies disponibles, présentée de la manière la plus accessible qui soit pour le grand public. »
 
Aujourd’hui, les vols de nuits sont devenus l’une des principales préoccupations des riverains. Pour répondre à cette demande, l’Acnusa a mis en place en septembre 2011 un groupe de travail réunissant riverains, élus et professionnels du secteur. Le débat reste ouvert.
 
Plus d’informations sur le site www.acnusa.fr
 

Rapport annuel

> Consultez le rapport 2011

Avion en vol et mesure de bruit
© DR

L'indice LDEN

L'indice retenu pour quantifier le bruit des avions n'est pas spécifique à l'aéronautique mais à l'ensemble des transports. Il permet ainsi de réaliser des comparaisons entre les divers moyens de transport.

Du point de vue de l'Acnusa qui l'a recommandé, l'indice LDEN a l'avantage d'introduire une modulation de la journée en distinguant le jour, la soirée et la nuit. Le bruit d'un mouvement d'avion dans la journée entre 6 h et 18 h est pris à son niveau mesuré. En revanche, il est majoré dans l'indice LDEN de cinq décibels pendant la soirée, entre 18 et 22 h, et de dix décibels pendant la nuit de 22 heures et 6 heures. L'indice LDEN tient ainsi compte du mode de vie des riverains des aéroports.