Accréditation carbone des aéroports 

 

Les aéroports Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly reçoivent le niveau 2 de l'Airport Carbon Accreditation. Ce programme de certification évalue et reconnait les efforts entrepris par les aéroports afin de réduire leurs émissions en gaz à effet de serre (G.E.S).

Le 6 décembre 2010, Aéroports de Paris a reçu le niveau 2 de l'Airport Carbon Accreditation. Remise à Pierre Graff, président-directeur général d'Aéroports de Paris, par Siim Kallas, vice président de la  Commission européenne et par Olivier Jankovec, directeur général de l'ACI Europe, cette certification atteste des progrès réalisés par les aéroports Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly en matière de réduction des gaz à effets de serre.
 
L'Airport Carbon Accreditation est un programme de certification en matière de gestion carbone mis en place par l'ACI Europe. Cette certification évalue et reconnaît les efforts entrepris par les aéroports afin de réduire leurs émissions en gaz à effet de serre et exige une vérification par un tiers indépendant. Elle comprend 4 niveaux d'accréditation : la cartographie, la réduction, l'optimisation et la neutralité. Moins de 6 mois après l'obtention du certificat de niveau 1, les aéroports Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly ont aujourd'hui reçu le niveau 2 : réduction.
 
Aéroports de Paris a déjà engagé les actions qui lui permettront de recevoir le certificat de niveau 3
"optimisation", qui étend la démarche aux entreprises partenaires des aéroports.
 
Communiqué de presse Aéroports de Paris du 6 décembre 2010

ACI Europe lance son programme Accréditation carbone des aéroports

> Interview en anglais d'Olivier Jankovec, directeur général d'ACI Europe 

Niveaux d'accréditation de l'empreinte carbone
Niveaux d'accréditation de l'empreinte carbone

>> Les quatre niveaux croissants d'accréditation carbone :


Premier niveau, la cartographie ; elle détermine les sources d'émissions sous le contrôle du gestionnaire de l'aéroport et calcule les émissions de GES pour une année donnée. Les calculs peuvent se limiter aux émissions de CO2 sans prendre en compte les autres gaz comme le méthane (CH4) ou les protoxydes d'azote (N2O).

Deuxième niveau, la réduction ; elle nécessite de calculer les émissions de GES pour quatre années consécutives. L'émission totale de l'année la plus récente doit être inférieure à la moyenne des trois dernières années afin de mettre en évidence les efforts engagés dans la réduction des émissions et dans l'atteinte des objectifs fixés. Le gestionnaire aéroportuaire doit compléter un formulaire d'évaluation qui met en exergue sa gestion des émissions des GES. Il indique entre autre la politique et les objectifs de l'entreprise dans ce domaine : les indicateurs utilisés, la communication de ces éléments, les vérifications (audits, contrôles internes), les procédures mises en place, les investissements dans ce domaine, les formations du personnel, etc.

Troisième niveau, l'optimisation ; elle prend en considération, dans la réduction de l'empreinte carbone, les émissions des activités des parties prenantes qui ont un impact significatif sur les émissions de l'aéroport.

Quatrième niveau, la neutralité carbone ; l'aéroport doit compenser ses émissions afin d'atteindre la neutralité carbone.