Découvert par l’anglais Henry Cavendish en 1776, l’hydrogène est baptisé par le français Antoine Lavoisier (1746–1794) qui a remarqué qu'en approchant une bougie allumée près d'une éprouvette, on provoquait l'apparition d'une flamme et que la combustion de ce gaz provoquait la formation d'eau sur les parois de l'éprouvette. Lavoisier nomma alors ce gaz hydrogène, du grec hydro (eau) et gène (producteur, créateur).
L’hydrogène est partout. On le trouve en abondance dans l'univers. C’est le principal constituant, en nombre d'atomes, de toute matière vivante. Plusieurs méthodes sont utilisées pour en obtenir : raffinage d’hydrocarbures, gazéification du charbon ou de la biomasse, reformage du gaz naturel, électrolyse de l’eau, thermolyse de l’eau (par exemple par l’énergie nucléaire), photochimie, etc. Quand on le brûle, ce gaz produit de la chaleur en ne rejetant que de l’eau. Associée à la pile à combustible, l’hydrogène fournit électricité et chaleur.
La pile à hydrogène présente de nombreux atouts. Elle assure un haut rendement énergétique, une pollution zéro pour les piles utilisant de l’hydrogène pur, peu de nuisances sonores, un usage facile, une géométrie variable la rendant compatible avec de multiples utilisations. Elle est rechargeable en quelques minutes et possède une durée de vie supérieure aux batteries traditionnelles. En revanche, son coût est élevé et son poids important. De plus, elle présente une complexité des systèmes connexes et une difficulté à stocker l’hydrogène très volatile.
Certains voient dans la pile à hydrogène l’énergie du futur capable de remplacer les carburants fossiles usuels et de devenir une source majeure d'électricité.
MCA, dernière mise à jour le 16 novembre 2010