Les espaces verts et biodiversité 
Les espaces verts aménagés des aéroports sont systématiquement intégrés dans les nouveaux projets architecturaux.

Assurer une couverture végétale du sol tout au long de l’année est  vital pour empêcher l’érosion et la rétention de l’eau. De plus, cette végétation offre au personnel et aux riverains un cadre de vie esthétique et aux voyageurs un aperçu réaliste du paysage de notre région.
Les espaces verts de Paris-Charles de Gaulle

Les espaces verts de Paris-Charles de Gaulle occupent une superficie de 1400 hectares, soit la surface des bois de Boulogne et Vincennes réunis, auxquels il faut ajouter les 480 hectares de jachère. Les aménagements paysagers se répartissent en 1302 ha de gazon, 8 ha de décorations florales, 15 ha d’arbustes et 52 ha de boisements. Le site est planté de plus de 800 000 arbres et arbustes et de 8,5 km de haies.
Une très grande variété d’espèces y est recensée, dont beaucoup sont originaires d’Île-de-France. Citons pour les arbres les peupliers, érables, chênes, charmes, hêtres, bouleaux, pins, cèdres, cyprès, saules, aulnes, pour les arbustes les noisetiers, rhododendrons, rosiers, azalées, saules, magnolia, cotonéaster et pour les haies, le laurier cerise, le troène ou le pyracanthe.

Les espaces verts de Paris-Orly

Les espaces verts de Paris-Orly occupent une superficie de 900 hectares : 650 ha de prairies aéronautiques en zone réservée, environ 200 ha de prairies foncières, et 50 ha d'espaces verts paysagés en zone publique.

La biodiversité est riche sur l’aéroport. Un inventaire a été réalisé en 2003 par le Conservatoire botanique national du Bassin Parisien, en relation avec la Diren Île-de-France, dans le cadre d'un relevé exhaustif des communes de l'Essonne. Le recensement dénombre 176 espèces différentes, qualifiant le territoire aéroportuaire de milieu assez riche grâce à ses milieux non représentés ailleurs en Essonne, comme les décombres, terrains vagues, remblais et terres fraichement remuées. Deux espèces très rares ont été relevées ainsi que 3 rares et 5 assez rares. Parmi celles-ci figurent le séneçon du Cap, encore absent de la région il y a quelques années, la roquette batarde, vue pour la première fois à Wissous en 2001, un œnothère, non signalé dans la région. Une zone enclavée, proche de la plateforme de déchets verts, protège plusieurs espèces rares. Les graines des semis sur les prairies aéronautiques font l'objet d'une sélection afin d'adapter les graminées aux contraintes aéronautiques : déshydratation des abords de piste, fauchage avant fructification, etc.

Les espaces verts de Paris-Le Bourget

Les espaces verts de Paris-Le Bourget occupent une superficie de 380 ha en zone réservée. Deux hectares d'espaces verts paysagés bordent les bâtiments et l'esplanade. Les prairies aéronautiques sont l'objet d'une expérience pilote pour leur traitement phytosanitaire. Une collaboration étroite avec des agriculteurs soucieux de la protection de l'environnement a permis de minimiser les doses de traitement utilisées. Celles-ci sont inférieures aux préconisations des fabricants tout en gardant la même efficacité. L'utilisation d'un tracteur équipé d'un GPS permet de ne pas repasser deux fois au même endroit, et de limiter d’autant la consommation de produits phytosanitaires.

MCA, dernière mise à jour le 21 janvier 2010

 

 

Les espaces verts de Paris-Orly : explications de Didier Velu, agent technique en charge des espaces verts.
© Aéroports de Paris
Espaces verts et biodiversité
La serre de l'aéroport Paris-Orly

Dans la serre de Paris-Orly sont cultivées toutes les plantes, arbustes et fleurs qui décorent les aérogares...

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