Les actions d'Aéroports de Paris 

 

Aéroports de Paris s'est engagé pour l’amélioration de la qualité de l’air. Son action pour maîtriser ses émissions locales s’inscrit dans un cadre collectif impulsé par le conseil régional, les préfectures et la Drire d’Île-de-France,  avec deux outils : le plan de protection de l’atmosphère (PPA) d’Île-de-France et le plan régional de la qualité de l’air (PRQA), équivalant à un schéma directeur.

Agir sur les transports terrestres
 
Le mot d’ordre est simple : fluidifier au maximum l’accès à l'aéroport en évitant à tout prix les points de blocage, les embouteillages. Les préoccupations de qualité de service aux passagers et aux salariés rejoignent ainsi les objectifs de qualité de l’air.
 
La mise en service de CDG Val en 2007 a permis de supprimer la moitié des navettes bus en zone publique. Ce métro automatique de Paris-Charles de Gaulle est 100 % électrique et n'émet donc pas de CO2. Il permet d'économiser 750 tonnes de gazole et de réduire l'émission dans l'atmosphère de 15 tonnes d'oxyde d'azote et de 2 000 tonnes de dioxyde de carbone par an.
 
L’accès en transports en commun sera renforcé après la mise en service de CDG Express. Cette liaison ferrée entre le centre de Paris et Paris-Charles de Gaulle pourrait être empruntée par 20 % des passagers.
 
Plus d’un tiers de la flotte de véhicules exploité par Aéroports de Paris roule à l’électricité, au gaz naturel ou au GPL.
 
Mieux produire et économiser l'énergie
 
Pour produire de l'énergie, les aéroports de Paris-Orly et Paris-Paris-Charles de Gaulle exploitent 10 chaudières au gaz naturel, 3 turbines à gaz et 3 groupes Diesel. Le recours à la cogénération et le remplacement des chaudières au fuel ou au charbon par des chaudières à gaz a limité les émissions des centrales. Les émissions d’oxydes d’azote des centrales de Paris-Orly et de Paris-Charles de Gaulle ont diminué de 30 tonnes par an entre 2000 et 2007 grâce au changement, en 2001, du combustible et à l’implantation de brûleurs à faible production de NOx sur les chaudières.
 
La modernisation des équipements et des pratiques de chauffage et d’éclairage ont permis une baisse de 20 % des consommations d’énergie à périmètre constant en 5 ans.
 
Offrir des équipements performants aux compagnies
 
Dans le cadre du PPA de juillet 2006, Aéroports de Paris contribue à limiter l’usage de l’APU lorsque l’avion est en stationnement. Les postes avion au contact des terminaux sont équipés de prises électriques spéciales pour les avions. Elles permettent aux compagnies aériennes de réduire l’usage du moteurs auxiliaires de l'avion, appelé l'APU, ou à un groupes électrogènes diesel. Les prises électriques au sol sont environ 250 fois moins émettrices de CO2 que les APU. Autant de pollution en moins ! Reste à s’assurer que les compagnies intègrent bien ces pratiques écologiques lors de leurs escales et que la Gendarmerie du transport aérien de se montrer très ferme pour les compagnies peu scrupuleuses.
 
La question du temps de roulage est également un enjeu important. À Paris-Orly, la configuration des pistes est excellente et le temps de roulage moyen arrivée et départ de 17 minutes est l’un des plus faibles d’Europe, à taille d’aéroport comparable. À Paris-CDG, la restructuration des voies de roulage (taxiways) initiée en 2000, conjuguée à la mise en service en 2008 de la voie Echo 4, ont réduit le temps de roulage des avions, limitant de facto leurs émissions. 1,1 millions de litres de kérosène par an seront économisés grâce à l'ouverture de la voie Echo 4. Ces temps de roulage peuvent aussi être améliorés par de nouveaux modes d’exploitation de l’aéroport, comme la Collaborative Decision Making (CDM) qui optimise la coopération quotidienne entre les compagnies aériennes, les contrôleurs et l’aéroport.
 
Dans le cadre du projet de recherche Sesar, Aéroports de Paris participe à l’élaboration de pratiques contribuant à la réduction des consommations de carburant des aéronefs.

Dernière mise à jour WQ le 15 juin 2011.