Faq et Définitions
Le monoxyde de carbone
Sources
Sources
Le monoxyde de carbone est produit par des combustions incomplètes
de carburant. Il est aussi présent dans les rejets de certains
procédés industriels. Il est émis essentiellement
par les gaz d’échappement des véhicules automobiles.
Les avions émettent ce composé lorsque leurs moteurs
tournent au ralenti (stationnement et roulage au sol). L’amélioration
des caractéristiques des moteurs et la modernisation du parc,
aussi bien pour les véhicules que les avions, ont contribué
à une baisse de ces émissions ces dernières
années.
Effets sur la santé
Le monoxyde de carbone pénètre dans les poumons,
il se combine au sang et limite l'apport d'oxygène aux cellules.
Cela entraîne une dégradation de la fonction respiratoire.
A court terme, il apparaît des troubles neurosensoriels (maux
de tête, difficulté de concentration, fatigue, vertige).
A long terme, une action sur le système cardiovasculaire,
combiné avec d'autres facteurs (polluants, mode de vie) peut
être observé.
Réglementation
La réglementation relative à la qualité de
l'air est spécifique au lieu où les mesures ont été
réalisées et à la durée effective de
ces mesures. La réglementation actuelle indique des valeurs
réglementaires ou recommandées dans les domaines suivants
:
Au niveau national, le décret 2002-213 du
15 février 2002 définit des objectifs qualité
et des valeurs limites pour ce composé.
Valeur limite pour la protection de la santé humaine.
Ne pas dépasser 10 mg/m3 pour le maximum journalier de la
moyenne glissante sur huit heures.
Les oxydes d'azotes
Les Sources
Les principales sources d'oxydes d’azote (communément
définis comme NOx = NO + NO2) sont les moteurs thermiques,
les chaudières et les turbines, dont le comburant est l'air.
Le NO, principal composé émis à la sortie d’une
source de combustion, se transforme en présence d’oxygène
en NO2. Les oxydes d’azote sont considérés comme
un bon indicateur de pollution issue du trafic routier. Les oxydes
d’azote interviennent également dans la formation des
oxydants photochimiques (précurseurs d'ozone).
Les NOx sont émis en sortie de chambre de combustion du moteur
par oxydation de l’azote dans l’air lors des phases
de décollage, de montée et de croisière.
Le graphique, ci-dessous, indique la répartition en pourcentage
des sources des émissions d'oxydes d'azote en région
d'Ile de France pour l'année 2000 (Source CITEPA - www.citepa.org).

Effets sur la santé
Du point de vue de la santé humaine, le NO2 a une toxicité
qui est liée à ses propriétés oxydantes.
Il pénètre dans les plus fines ramifications des voies
respiratoires. Il peut entraîner une altération de
la fonction respiratoire, une hyper-réactivité bronchique
surtout chez les personnes sensibles (enfants, asthmatiques), et
une diminution de la résistance aux infections respiratoires
chez les enfants. Ces perturbations surviennent pour des expositions
de courte durée (2 heures) à des concentrations de
plus de 400 µg.m-3 (210 ppb) mais aussi pour des expositions
plus longues (6 heures) mais d’intensité moindre 200
µg.m-3 (105 ppb).
Réglementation
La réglementation relative à la qualité de
l'air est spécifique au lieu où les mesures ont été
réalisées et à la durée effective de
ces mesures. La réglementation actuelle indique des valeurs
réglementaires ou recommandées dans les domaines suivants
:
- Air ambiant (en site de fond, hors proximité de source
de pollution dans l'air extérieur).
Au niveau national, le décret 2002-213 du 15 février
2002, le décret 2003-1085 du 12 novembre 2003 et les arrêtés
inter préfectoraux des 12 juillet 2002 et 12 juillet 2005
définissent des objectifs qualité et des valeurs limites
pour ce composé.
| Objectif de qualité
NO2
L'objectif est de ne pas dépasser 40 µg/m3 en
moyenne annuelle |
| Seuil de recommandation
et d’information
Dépassement de 200 µg/m3 en moyenne horaire
Seuil d’alerte
Dépassement de 400 µg/m3 en moyenne horaire,
abaissé à 200 µg/m3 en cas de déclenchement
de la procédure d'information et de recommandation
la veille et le jour même et que les prévisions
font craindre un nouveau risque de déclenchement pour
le lendemain
|
| Valeurs
limites pour la protection de la santé humaine
Centile 98 des concentrations horaires en NO2 à 200
µg/m3
(moyenne à ne pas dépasser plus de 175 heures
par an)
Centile 99,8 des concentrations horaires en NO2 à 250
µg/m3 pour 2005
Dégressif jusqu'à 200 µg/m3 en 2010
(moyenne à ne pas dépasser plus de 18 heures
par an)
Moyenne annuelle en NO2 à 50 µg/m3 en 2005 -
40 µg/m3 en 2010
|
L'objectif de qualité est un niveau de concentration de
substances polluantes présentes dans l'atmosphère.
Ce niveau est fixé sur la base des connaissances scientifiques,
dans le but d'éviter, de prévenir ou de réduire
les effets nocifs de ces substances pour la santé humaine
ou pour l'environnement.
Sources
Ce composé est un polluant secondaire. Il n’est pas
émis directement par une source particulière, mais
produit par une transformation photochimique via les oxydes d’azote
et les COV (Composés Organiques Volatils). De fortes valeurs
en ozone sont constatées en période estivale du fait
de l'influence de la photochimie pour l'apparition de ce type de
polluant.
Les avions n'émettent pas ce composé.
Effets sur la santé
Ce composé est capable de pénétrer profondément
dans les poumons et à forte concentration provoquer une inflammation
et une hyper-réactivité des bronches. Des irritations
du nez et de la gorge surviennent généralement, accompagnés
de gênes respiratoires. Des irritations oculaires sont, également,
observées. Les enfants dont l'appareil respiratoire est en
plein développement, les asthmatiques, les insuffisants respiratoires
chroniques et les personnes agées sont souvent plus sensibles
à la pollution de l'ozone. Les effets de l'ozone sont accrus
avec les efforts physiques intenses, qui augmentent le volume d'air,
et donc l'ozone inhalé.
Réglementation
La réglementation relative à la qualité de
l'air est spécifique au lieu où les mesures ont été
réalisées et à la durée effective de
ces mesures. La réglementation actuelle indique des valeurs
réglementaires ou recommandées dans les domaines suivants
:
Au niveau national, le décret 2002-213 du 15 février
2002, le décret 2003-1085 du 12 novembre 2003 et les arrêtés
inter préfectoraux des 12 juillet 2002 et 12 juillet 2005
définissent des objectifs qualité et des valeurs limites
pour ce composé.
Objectif de qualité
de protection de la santé humaine
L'objectif est de ne pas dépasser
110 µg/m3 en moyenne sur 8 heures |
Objectif de qualité
pour la protection de la végétation
L'objectif qualité est
de ne pas dépasser 200 µg/m3 en moyenne horaire
L'objectif qualité est
de ne pas dépasser 65 µg/m3 en moyenne sur 24
heures |
Seuil de recommandation
et d’information
Dépassement de 180 µg/m3 en moyenne horaire
Seuil d’alerte
Dépassement de 360 µg/m3 en moyenne horaire
ou
Dépassement pendant 3 heures consécutives de
300 µg/m3 en moyenne horaire **
ou
Dépassement pendant 3 heures consécutives de
240 µg/m3 en moyenne horaire **
|
L'objectif de qualité est un niveau de concentration de
substances polluantes présentes dans l'atmosphère.
Ce niveau est fixé sur la base des connaissances scientifiques,
dans le but d'éviter, de prévenir ou de réduire
les effets nocifs de ces substances pour la santé humaine
ou pour l'environnement.
Les particules PM10
Sources
Les particules sont des composés très
hétérogènes. Elles sont produites par les activités
humaines (combustions industrielles, phénomène d'usure
et de frottement des chaussées et des pneus, particules issues
directement des véhicules, poussières de chantiers,
acides condensés résultants de réactions chimiques
entre polluants gazeux et l'humidité de l'air) et par les
activités naturelles (vent de poussières, pollens,
bactéries, aérosol marins, cendres volcaniques, …).
Elles peuvent être distinguées selon leur taille, leur
couleur, leur composition chimique et leur densité. C’est
sur ce dernier paramètre que ces composés sont généralement
mesurés. Les poussières sont sélectionnées
selon leur taille avant d’effectuer les mesures. Les particules
dont la taille est inférieure à 10 µm sont les
composés susceptibles de pénétrer dans l’arbre
respiratoire. De ce fait, les analyseurs possèdent des têtes
de prélèvements sélectionnant la taille des
particules à cette valeur.
Les suies sont les résidus solides des gaz d’échappement.
Leur production croît avec le régime du moteur, c’est-à-dire
lors des phases de décollage et de montée. De plus,
les carburants riches en composés aromatiques augmentent
la formation de suies.
Le graphique, ci-dessous, indique la répartition en pourcentage
des sources des émissions d'oxydes d'azote en région
d'Ile de France pour l'année 2000 (Source CITEPA - www.citepa.org).
Effets sur la santé
Le rôle des particules en suspension a été
montré dans certaines atteintes fonctionnelles respiratoires,
le déclenchement de crises d'asthme et la hausse du nombre
de décès cardio-vasculaire ou respiratoire, notamment
chez les sujets sensibles (enfant, bronchitiques chroniques, asthmatiques,
...).
Réglementation
La réglementation relative à la qualité de
l'air est spécifique au lieu où les mesures ont été
réalisées et à la durée effective de
ces mesures. La réglementation actuelle indique des valeurs
réglementaires ou recommandées dans les domaines suivants
:
Au niveau national, le décret 2002-213 du 15 février
2002 définit des objectifs qualité et des valeurs
limites pour ce composé.
Objectif de qualité
PM10
L'objectif est de ne pas dépasser
30 µg/m3 en moyenne annuelle |
Valeurs limites pour
la protection de la santé humaine
Centile 90,4 des concentrations
journalières en PM10 à 50 µg/m3 en 2005
(moyenne à ne pas dépasser plus de 35 jours
par an)
Moyenne annuelle à 40 µg/m3 en 2005
|
Le dioxyde de soufre
Sources
Le dioxyde de soufre constitue un bon indicateur de sources de
combustion du fioul, du charbon, lignite, coke de pétrole,
fuel lourd, fuel domestique et gazole. Les émetteurs principaux
sont les centrales thermiques et les grandes installations de combustion.
Le chauffage individuel ou collectif (secteur résidentiel
et tertiaire) constitue le deuxième type d'émetteur.
Le secteur transport est un faible émetteur (trafic Diesel
majoritairement). Le gaz naturel, le GPL et le bois sont des combustibles
très peu soufrés.
Les SO2 et les SOx proviennent de l’oxydation du soufre contenu
dans le kérosène lors de la combustion. L’émission
de ce polluant ne dépend pas de la phase de vol, mais de
la quantité de combustible utilisée.
Le graphique, ci-dessous, indique la répartition en pourcentage
des sources des émissions de SO2 en région d'Ile de
France pour l'année 2000 (Source CITEPA - www.citepa.org).
Effets sur la santé
Le dioxyde de soufre est un gaz irritant, notamment pour l'appareil
respiratoire. Les fortes pointes de pollution peuvent déclencher
une gêne respiratoire chez les personnes sensibles (asthmatiques,
jeunes enfants, ).
Dans l'atmosphère, le dioxyde de soufre se transforme principalement
en acide sulfurique, qui se dépose au sol et sur la végétation.
Cet acide contribue, en association avec d'autres composés,
à l'acidification et à l'appauvrissement des milieux
naturels. Il participe à la détérioration des
matériaux utilisés dans la construction des matériaux
(pierre, métaux).
Réglementation
La réglementation relative à la qualité de
l'air est spécifique au lieu où les mesures ont été
réalisées et à la durée effective de
ces mesures. La réglementation actuelle indique des valeurs
réglementaires ou recommandées dans les domaines suivants
:
Au niveau national, le décret 2002-213 du 15 février
2002, le décret 2003-1085 du 12 novembre 2003 et les arrêtés
inter préfectoraux des 12 juillet 2002 et 12 juillet 2005
définissent des objectifs qualité et des valeurs limites
pour ce composé.
Objectif de qualité
SO2
L'objectif est de ne pas dépasser
50 µg/m3 en moyenne annuelle |
Seuil de recommandation
et d’information
Dépassement de 300 µg/m3
en moyenne horaire
Seuil d’alerte
Dépassement de 500 µg/m3
en moyenne horaire dépassé pendant trois heures
consécutives
|
Valeurs limites pour
la protection de la santé humaine
Centile 99,7 des concentrations
horaires en SO2 à 350 µg/m3 en 2005
(moyenne à ne pas dépasser plus de 24 heures
par an)
Centile 99,2 des concentrations journalières en SO2
à 125 µg/m3
(moyenne à ne pas dépasser plus de 3 jours par
an)
|
Valeurs limites pour
la protection des écosystèmes
La valeur limite à de
ne pas dépasser est de 20 µg/m3 en moyenne annuelle |
L'objectif de qualité est un niveau de concentration de
substances polluantes présentes dans l'atmosphère.
Ce niveau est fixé sur la base des connaissances scientifiques,
dans le but d'éviter, de prévenir ou de réduire
les effets nocifs de ces substances pour la santé humaine
ou pour l'environnement.
Le largage de kérosène
Cette manoeuvre n'a lieu que dans des situations extrêmes
: le largage de kérosène est une mesure exceptionnelle
déclenchée en cas de retour en urgence (moins d'une
heure après le décollage) vers la plate-forme de départ.
Le commandant de bord ne peut exécuter cet atterrissage imprévu
qu'à la condition expresse d'alléger son aéronef
de quelques tonnes.
Le train d'atterrissage ne supporterait pas le poids de l'appareil
trop lourd à l'arrivée au sol. Aussi, pour revenir
au poids exigé, le pilote doit-il se débarrasser d'une
partie du carburant. Il ne peut être question de lâcher
du kérosène sans prendre de nombreuses précautions.
Les villes, les habitants, la végétation et la circulation
aérienne ne doivent pas pâtir de cette manoeuvre. Dès
la demande de retour, l'avion est donc pris en main par le Centre
de contrôle régional qui le dirige à 50 km de
la plate-forme ou au-delà, généralement vers
une région forestière ou militaire et à 9 km
de tout trafic aérien. Ainsi éloigné, à
une altitude minimale de 2000 mètres (mais le plus souvent
autour de 4000), à environ 400 km/h, le commandant peut procéder
au largage.
A cette grande vitesse, le kérosène échappé
est pulvérisé. Il se transforme ensuite, selon les
conditions météorologiques, en de minuscules gouttelettes
dans l'atmosphère.
Par les mouvements de l'air, la vapeur de carburant se répartit
aussitôt dans un volume gigantesque où les rayons solaires
dissocient le carburant en carbone et en eau. Si une telle opération
est soupçonnée d'être à l'origine de
la formation de tâches noires au sol, des analyses de laboratoire
permettent de déterminer si c'est le cas ou s'il s'agit d'une
autre cause, biologique par exemple, ce qui est généralement
le cas. "
Les noyaux de condensation
Les traînées d'avions, ou traînées de
condensation, représentent dans le ciel le passage des avions
à haute altitude. La formation de ces traînées
se comporte de façon similaire à celle des nuages.
.
Les masses d'air sont constituées de composés gazeux,
de poussières et de vapeur d'eau. En fonction des conditions
physiques (Température, Pression), cette vapeur d'eau peut
se transformer en nuage. Il est nécessaire que la masse d'air
atteigne son seuil de saturation en vapeur d'eau (pour une température
et une pression définie, un volume d'air ne peut contenir
qu'un pourcentage défini en vapeur d'eau : la vapeur d'eau
excédentaire se transformera en nuage). Mais il est indispensable
qu'il y ait présence de particules ultrafines en suspension
dans l'air.
La vapeur d'eau présente dans la masse d'air se condense
autour de ces aérosols appelés communément
les noyaux de condensation. Si la température est positive,
la vapeur se condense en une multitude de gouttelettes d'eau liquide.
Si la température est négative, ce sont des cristaux
de glace qui se forment. Les nuages sont constitués de gouttelettes
d'eau liquide ou de cristaux de glace. Il arrive que les gouttelettes
et les cristaux coexistent dans un même nuage.
Là où volent les avions, entre 10 et 13 km de haut,
il est courant que l'atmosphère soit sursaturée en
vapeur d'eau. Ces régions de l'atmosphère ne donnent
pas forcément naissance à des nuages en raison de
leur carence en noyaux de condensation.
La combustion du kérosène chauffe le mélange
formé d'air et de carburant et produit de la vapeur d'eau,
mais aussi du CO2, des oxydes d'azote, du SO2 et des aérosols
de carbone-suie. L'air chaud et humide qui sort du moteur se dilue
progressivement dans l'air froid et sec de l'atmosphère.
La présence de particules engendre des noyaux de condensation.
Si le ciel est clair ce phénomène donne lieu à
l'apparition de traînées de condensation à une
certaine distance derrière l'avion. Des mesures microphysiques
et physico-chimiques in situ, au moyen d'avions de recherche atmosphérique,
montrent qu'à quelques centaines de mètres dans le
sillage d'un avion, les particules du nuage sont des cristaux de
glace de petites dimensions, quelques microns de diamètre,
en très forte concentration (quelques milliers par un centimètre
cube). Selon l'humidité de l'air ambiant, ces particules
vont s'évaporer ou au contraire croître et persister
pour former des nuages de type cirrus.
|