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Qualité de l’air des avions : une nouvelle étude en cours

​Le syndrome aérotoxique est une maladie invalidante qui a frappé des centaines de pilotes et de personnels navigant commercial dans le monde entier ; il est causé par la présence dans l'air du poste de pilotage et de la cabine de produits organophosphorés.

Tous les avions, à l'exception du nouveau Boeing 787, utilisent la puissance des moteurs pour ventiler la cabine. L'air de la cabine d'un avion à réaction ou d'un turbopropulseur est en général prélevé par les réacteurs de l'appareil à l’entrée du moteur. Cet air est réchauffé et compressé pour que l'environnement en cabine soit confortable. Des joints doivent permettre la séparation du lubrifiant des réacteurs et de l'air ; cependant lorsque ceux-ci ne sont plus efficaces (à cause de l'usure), l'huile se mélange à l'air chaud destiné à la cabine. L'huile des réacteurs contenant des produits toxiques, comme le phosphate de tricrésyle, une émission de vapeurs toxiques en cabine peut avoir lieu, provoquant des conséquences neurotoxiques chez certaines personnes.

Cependant, compresser et réchauffer l'air dans les moteurs est consommateur de carburant. Depuis les années 80, une partie de l'air respiré dans les avions est filtré et recyclé ; ainsi la moitié de l’air réinjecté en cabine est ce qu’on appelle "recirculé". Au total, ce sont en moyenne 350 litres d'air par minute et par personne qui sont fournis par la ventilation.

L’agence européenne de sûreté aérienne (EASA) vient de commander une étude portant sur la qualité de l’air en cabine et dans les cockpits pendant toutes les phases d’un vol. Il s’agit de mettre à jour la dernière étude sur le sujet menée de 2008 à 2010 qui avait montré des niveaux de pollution comparables à ceux observés à l’intérieur des logements. Résultats attendus fin 2016.

 

(Source : aeronewstv.com, 2 avril 2015)

Mise en ligne le 07 avril 2015

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