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La reconnaissance faciale aux frontières

​Le gouvernement a fait paraître le 6 avril 2016 au Journal officiel une modification portant sur le traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé Parafe (Passage rapide automatisé aux frontières extérieures). Ce décret permet d’utiliser  la reconnaissance faciale des passagers lors du passage aux frontières.

Depuis 2012, il était possible pour les ressortissants français dotés d’un passeport biométrique d’utiliser les sas réservés Parafe, aux aéroports Paris-Charles de Gaulle et Marseille Provence, par le biais d’un lecteur d'empreintes digitales. Désormais, l’identité des passagers sera contrôlée par algorithmes lors du passage dans le sas où de nombreuses photographies seront prises pour vérifier l’identité du voyageur.

Ce procédé permet un passage plus rapide aux frontières après vérification de l'identité. Si la personne n’est pas reconnue ou si elle est recherchée par les autorités, elle sera bloquée dans le sas et ne pourra sortir du couloir qu'en étant escortée par les policiers.

Comme précédemment  lors du traitement par empreintes digitales, les passagers devront avoir donné leur accord pour utiliser ce système de reconnaissance faciale. Une photo numérisée sera placée dans la puce de leur passeport biométrique.

La Commission nationale de l’informatique et des libertés  a donné son accord à ce contrôle d’identité par reconnaissance faciale uniquement parce qu’il repose sur un procédé local et  temporaire. Elle s’oppose  à un contrôle qui nécessiterait la création d’une base de données photographiques centrale.

Seuls les aéroports Paris-Charles de Gaulle et Lyon-Saint Exupéry ainsi que la gare Saint-Pancras International à Londres proposeront ce passage aux frontières par reconnaissance faciale.

 

Mis en ligne le 23 mai 2016