- De l’établissement du cahier des charges à la conservation de l’ouvrage, les unités "propriétaires" d’Aéroports de Paris peuvent s’appuyer sur l’expertise du pôle Qualité du patrimoine du laboratoire d’Aéroports de Paris.
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Dirigé par Daniel Raynaud, ce pôle couvre les domaines issus des métiers du génie civil au travers de trois sections, section sols et géotechnique, section bâtiments et ouvrages d’art et section infrastructures. Les missions du pôle ont suivi l’évolution des préoccupations d’Aéroports de Paris, comme l’explique Daniel Raynaud : « au début nos missions étaient surtout l’étude et la construction des aéroports. Maintenant que le patrimoine bâti arrive à maturité, le suivi, la maintenance et l’entretien sont de rigueur avec une réglementation plus précise ».
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La notion de contrôle extérieur (contrôle du client) des entreprises de travaux est une fonction transversale pour les trois sections du pôle. « Pour chaque chantier important lancé par Aéroports de Paris, nous nommons un correspondant qualité suivant les particularités du chantier, selon qu’il s’agit d’un bâtiment, de chaussées ou de terrassement. Il est l’interlocuteur des services travaux, coordonne les interventions du laboratoire selon les compétences des unités, peut recourir à la sous-traitance et participe aux réunions de chantier. Le travail consiste à vérifier que l’entreprise extérieure de travaux a rédigé un plan qualité adapté et qu’elle l’applique correctement, c’est ce que l’on appelle le contrôle extérieur des entreprises intervenants sur des constructions. » L’unité peut effectuer des contrôles inopinés sur la base du plan qualité : il s’agit de comparer les essais réalisés par l’entreprise et ceux réalisés par le laboratoire, ou encore d’effectuer un audit qualité de l'entreprise.
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Chacune des trois sections a son domaine d'expertise.
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Prenons par exemple la construction d’un bâtiment neuf comme le terminal 2G, dont l’ouverture est prévue pour septembre 2008. Les différentes sections du pôle sont amenées à intervenir dans le cadre du chantier.
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La section sols et géotechnique
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Sollicité par le délégué du maître d’ouvrage, le laboratoire détermine les caractéristiques mécaniques et les propriétés physiques des sols dans le but de définir le type de fondations à mettre en œuvre pour la construction de l’ouvrage et plus généralement d'adapter le projet aux conditions locales de sol. Le pôle optimise ses études de sol en exploitant ses archives techniques puisque, comme nous l’explique Jean-Christophe Beaucour, chef de la section sols et géotechnique, « la base de données géotechniques du laboratoire comprend, uniquement pour Paris-Charles de Gaulle, plus de 3 000 sondages ». Outres les études géotechniques, la section réalise des diagnostics de sols réglementaires. Elle intervient aussi, bien évidemment, pour le suivi des travaux de terrassements.
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La section bâtiments et ouvrages d’art
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La section bâtiments et ouvrages d’art est également amenée à intervenir, avant et pendant la réalisation des travaux neufs. Pour le terminal 2G, la section est intervenue en amont pour la prescription des matériaux (béton par exemple) puis pendant la construction. Pour les ouvrages déjà construits, la section intervient au titre du suivi des ouvrages. « Nous avons contractualisé nos interventions avec les unités en charge de la gestion du patrimoine au sein d’Aéroports de Paris », confirme Jean-François Bindel, chef de la section bâtiments et ouvrages d’art.
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La surveillance du parc des 104 ouvrages d’art de Paris-Charles de Gaulle et des 28 de Paris-Orly vise à disposer en permanence de l’état de ces ouvrages (ponts, tunnels, tranchées couvertes) et des bâtiments. Cette surveillance s’effectue par une auscultation détaillée d’un panel d’ouvrages tous les cinq ans et d’une visite annuelle générale de la totalité des ouvrages d’art. Un rapport détaille ensuite le suivi des dégradations, identifie des pathologies éventuelles, préconise un traitement dans un objectif de planification et d’optimisation du coût de la maintenance. L’ensemble des informations sont intégrées pour inventaire dans la base de données appelée SIGADO (système d’information géographique d’aide au diagnostic des ouvrages).
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La section infrastructures
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Outre les aérogares, les ouvrages d’art et autres bâtiments, les chaussées, qu’elles soient aéronautiques ou routières, rentrent elles aussi dans le champ de compétence du pôle, par le biais de la section infrastructures. Que ce soit pour les projets neufs (avant les travaux, contrôle extérieur des entreprises, et pendant les travaux) ou pour le suivi des infrastructures existantes (visites techniques des pistes, assistance au gestionnaire pour la détermination et le choix de solutions à mettre en place, suivi régulier de l’état), la section apporte son expertise aux départements d’Aéroports de Paris sur la base de contrats précisant les plannings annuels d’intervention. « Tous les ans pour les pistes de Paris-Charles-de Gaulle et Paris-Orly, par exemple », ajoute François Jullemier, chef de la section infrastructures. Pour établir et recenser l’état de ce patrimoine, une base de données, nommée cette fois-ci SIGADI (système d’information géographique d’aide au diagnostic des infrastructures), recense comme pour les ouvrages d’art, l’état de ce patrimoine constitué des pistes, des voies de circulation, des aires aéronautiques et des chaussées routières.