La qualité au jour le jour
- Entre Voisins, N° 14, janvier 2008, Antoine Néto.
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- Depuis son arrivée en voiture jusqu'au décollage de son vol, le passager est passé par de multiples étapes auxquelles le pôle Qualité de l’exploitation du laboratoire a contribué. Maîtrise des risques de santé publique, maîtrise des flux de passagers et de véhicules ou encore de sécurité du travail des agents de l'aéroport qui le servent, le laboratoire vise également à la maîtrise du risque d’insatisfaction du passager.
- « Sans le savoir, dès son entrée dans le domaine Aéroports de Paris, le passager est en contact avec le laboratoire », lance Jean-Claude Suquet, chef du pôle Qualité de l’exploitation du laboratoire d’Aéroports de Paris. En effet, le travail réalisé par les trois sections du pôle (section circulation et flux, section qualité des produits et équipements, section contrôles sanitaires) croise le parcours du passager. Suivons donc le trajet d’un passager depuis l'autoroute.
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- Une fois passé le panneau d’accueil d’Aéroports de Paris, le temps de parcours pour atteindre le terminal s’affiche sur les panneaux à message variable. « Ce temps est mesuré grâce à des boucles magnétiques insérées dans les chaussées et qui, comme sur le boulevard périphérique parisien, permettent de compter les véhicules et d’en mesurer la vitesse, puis par calcul en fonction des distances à parcourir, d’en déduire le temps », explique Jean-Claude Suquet. Ces réseaux de capteurs sont reliés au serveur du laboratoire qui récupère ces informations, les analyse en temps réel et les transmet en retour pour affichage sur les panneaux. Cette information est également transmise dans les PC surveillant le trafic routier.
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- À son arrivée au parking, le nombre de places disponibles par niveau est affiché, comme au parking P2 de Paris- Orly. Là encore, « le temps affiché provient des capteurs situés dans les étages et permettant, par comptage des véhicules entrant et sortant, d’en déduire l’occupation ». Dans l’aérogare, une fois l’enregistrement terminé, le passager se présente aux PIF (poste d’inspection filtrage) dont l’allongement du temps de traitement du fait des mesures de sûreté peut apporter au passager un certain stress. Bonne nouvelle : « pour informer et rassurer le passager, le temps d’attente est désormais en voie d’être affiché à tous les PIF suite à une série d’expérimentations menées par le laboratoire dans les aérogares », confirme Dominique Derouard, chef de la section circulation et flux. Ce système a été développé par le laboratoire d’Aéroports de Paris puis mis en place et exploité par les gestionnaires des aérogares. « Il se base sur le comptage du nombre de personnes en attente par analyse d’images vidéo prises au-dessus de la zone et par la mesure du débit par des capteurs placés en sortie. »
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- Retrouvons notre passager qui doit maintenant faire passer ses bagages à main et manteaux dans le tunnel de contrôle. « Ces appareils fonctionnent sur le principe de la radiographie, donc avec des rayons X ; ils sont surveillés tous les mois par les agents du laboratoire qui vérifient que le taux de rayonnement est bien dans les tolérances fixées en radioprotection par le code de santé publique », précise Jean-Michel Duvivier, en charge de la radioprotection à Aéroports de Paris. Les détecteurs de traces de stupéfiants ou d’explosifs sont quant à eux soumis à la même réglementation stricte que les autres sources de rayonnements ionisants, sous la vigilance de l’autorité de sûreté nucléaire (ASN). En effet, ces détecteurs possèdent des sources scellées de nickel 63 en très petite dose. « Les contrôles que nous réalisons sont faits avec des capteurs de type Geiger étalonnés et l’ASN vient régulièrement contrôler nos installations et nos procédures d’inspections. »
- Confortablement assis à la table d’un café-restaurant de l’aérogare ou se rafraîchissant aux toilettes, notre passager continue de bénéficier de l’expertise du laboratoire d’Aéroports de Paris… « Effectivement, nous veillons à la qualité de l’eau potable distribuée dans tous les bâtiments, dont les aérogares. Nous rendons compte régulièrement aux exploitants des aérogares mais aussi à l’administration compétente, la DDASS (Direction des affaires sanitaires et sociales) », se félicite le chef de la section contrôles sanitaires, Jean-Christophe Dehaudt.
- Les eaux chaudes sanitaires peuvent quant à elles présenter le risque de légionellose, dont la bactérie, la légionnelle, a tendance à proliférer dès que la température de l’eau des réseaux se situe entre 25 °C et 45 °C. « Aucun cas n’est à signaler dans nos aéroports, pas plus d’ailleurs dans le rayon d’influence de la brumisation générée par les tours aéroréfrigérantes de nos centrales thermiques. Nos prélèvements et les analyses sont accrédités par le COFRAC, les contrôles bactériologiques sont eux confiés à des organismes eux-mêmes accrédités. »
- Enfin, depuis la salle d’embarquement, notre fidèle passager peut là encore constater le travail du laboratoire sur le tarmac. Tout d’abord, le laboratoire vérifie avec un luxmètre que l’éclairage des aires de stationnement est suffisant afin que les opérateurs puissent travailler en toute sécurité. D’autre part, toujours pour des raisons de sécurité, « nous vérifions que ces postes avions ne sont pas exposés à des souffles de réacteurs trop violents lorsque les avions manœuvrent à proximité ». Pour ce faire, des anémomètres enregistrent la vitesse de ce souffle aux endroits exposés, comme les passerelles mobiles où les passagers circulent ou encore les agents et véhicules situés dans l’axe.
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- Une fois à bord de son avion, notre passager pourra peut-être assister au dégivrage de l’appareil en hiver : la qualité de ces produits a été vérifiée à leur livraison, puis dans les cuves de stockage par le laboratoire. « Nous menons également pour ces produits comme pour ceux de déverglaçage des pistes des expérimentations en terme d’efficacité et de recherche de dosage optimisé pour sélectionner, à performance équivalente, les moins agressifs du point de vue environnemental », conclut Jean-Claude Suquet. Quant au vol de notre passager, il peut désormais commencer en toute sécurité !
 Station fixe de contrôle de la qualité de l'air © Laboratoire Aéroports de Paris
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