Les yeux et les oreilles de l'environnement
Entre Voisins N° 14, janvier 2008, Antoine Néto
L'eau, l'air, le bruit sont surveillés 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 par Aéroports de Paris. C'est le pôle Environnement du laboratoire qui assure cette mission incontournable pour estimer en continu l'impact de l'activité aéroportuaire sur l'environnement et en informer les pouvoirs publics et les riverains.
>> DES MESURES PERMANENTES
Isabelle Cornier, Chef du pôle environnement Laboratoire
Toutes ces mesures de la qualité de l’air, de l’eau acquises H24 et 7 jours sur 7 sont en temps réel transférées au laboratoire d'Aéroports de Paris, pour y être analysées, validées et stockées. Ces résultats sont ensuite présentés sous la forme de tableaux, rapports ou graphiques afin de les envoyer vers les exploitants. Nos mesures permettent de vérifier le respect des exigences environnementales des arrêtés préfectoraux, ce qui permet à Aéroports de Paris de continuer à exploiter ses installations |
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- Pas de connaissance sans information et pas d'information sans connaissance, telle pourrait être la devise du pôle Environnement du laboratoire d'Aéroports de Paris. Impossible d'évaluer l’impact environnemental sans avoir la garantie que les éléments relevés et devant être analysés l'ont été dans des conditions fiables. Les agents des trois sections du pôle Environnement du laboratoire d'Aéroports de Paris, section acoustique, section air et section eau, intègrent tous ce souci permanent.
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- Dirigé par Isabelle Cornier, le pôle Environnement assure la mission de surveillance environnementale confiée par les pouvoirs publics à Aéroports de Paris ainsi que les contrôles réglementaires imposés par les arrêtés préfectoraux.
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- La mesure du bruit des avions.
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- Trente-cinq stations permanentes de mesure de bruit et cinq stations temporaires pour les campagnes ponctuelles sont implantées autour des aéroports. Dans ces stations, des sonomètres mesurent toutes les demi-secondes les niveaux de bruit ambiant. Ces données sont rapatriées en temps réel au laboratoire et sont couplées aux trajectoires des avions fournies par le radar secondaire de la tour de contrôle, ainsi qu’aux données relatives aux avions, ce qui permet une analyse des niveaux de bruit par type d’avions. « Ce sont ces résultats en temps réel qui sont mis à disposition des communes, des riverains et de l’Acnusa par l’application Vitrail et via le site Internet entrevoisin.org. », explique Bertrand Barbo, chef de la section acoustique.
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- La DGAC confie également au laboratoire le soin de préparer les cartographies du bruit et des survols comme les plans d'exposition au bruit des avions, utilisées pour la gestion de l'urbanisme autour des aéroports et les plans de gêne sonore qui permettent d'identifier les riverains ayant droit à l'aide à l'insonorisation. À partir des prévisions de trafic (trajectoire, typologie de la flotte) et du niveau sonore par type d’avion, ces simulations par calcul estiment l’impact sonore au sol du trafic aérien autour des aéroports.
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- La mesure de la qualité de l’air
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- La section air réalise le calcul et la mesure des émissions de gaz et de particules dans l’atmosphère en prenant en compte les différentes sources d’émission résultant de l’activité aéroportuaire et présentes dans les aéroports : émissions des avions, trafic routier, centrales thermiques, etc. Pour la surveillance de la qualité de l’air ambiant, le laboratoire dispose de deux stations automatiques de mesure à Paris-Charles de Gaulle et à Paris-Orly, équipées d’analyseurs fonctionnant en permanence.
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- « Les stations peuvent ainsi mesurer la qualité des masses d’air ayant transité sur l’aéroport », souligne Grégory Magnani, chef de la section qualité de l'air. Les stations sont équipées d'analyseurs mesurant les oxydes d'azote, l'ozone, le monoxyde de carbone et les particules fines. Les résultats sont comparés, à titre indicatif, aux seuils définis par la réglementation nationale ou européenne ainsi qu'aux valeurs obtenues en région parisienne. Et de constater que « globalement, les niveaux sont comparables voire inférieurs à ce qui peut être mesuré dans Paris du fait notamment de la présence de grands espaces ventés sur les plates-formes qui assure la bonne dilution des gaz émis ».
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- La surveillance de la qualité des eaux pluviales.
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- Lors du ruissellement de l’eau sur les surfaces imperméabilisées de l’aéroport, les eaux pluviales peuvent se charger en polluants : hydrocarbures, métaux, composés organiques utilisés l'hiver pour dégivrer les avions ou déverglacer les pistes. La mise en place de moyens préventifs (par isolement de la pollution, récupération des produits, séparateurs d'hydrocarbures se chargeant en polluants) et de systèmes de traitement des eaux pluviales (STEP) permet de réduire la pollution de ces eaux voire d’empêcher toute contamination. Une fois ce premier travail effectué, le laboratoire prend le relais.
- Conformément à la Loi sur l'eau, Aéroports de Paris est autorisé à rejeter ses eaux pluviales dans le milieu récepteur (ndlr : la Seine et la Marne pour CDG, la Seine pour Orly) à condition que la qualité de celles-ci soit compatible avec celle du milieu récepteur. Ces arrêtés préfectoraux d’autorisation de rejet imposent la réalisation de contrôles H24 des rejets en COT, Carbone Organique Total, un indicateur de pollution carbonée qui permet de suivre la présence éventuelle de polluants dans l’eau.
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- Au point de rejet dans le milieu naturel, des stations de mesure de la qualité des eaux permettent de vérifier la conformité de tout rejet au seuil en COT défini par l’arrêté. Dans le cas contraire, les rejets sont arrêtés et les eaux sont stockées en vue de leur traitement. « À Paris Charles-de Gaulle, ce dispositif est complété par un réseau de débitmètres implantés dans les cours d'eau en aval du point de rejet pour permettre une gestion dynamique des flux rejetés afin d'éviter l'engorgement des cours d'eau récepteurs », indique Philippe Adt, chef de la section eau du pôle Environnement.
 L'antenne Laboratoire de l'aéroport Paris-Orly © Aéroports de Paris/Laboratoire
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 Yann Bobinet, géotechnicien résident à Auvers-sur-Oise : "Les diagnostics de nonpollutions des sols sont désormais obligatoires" © Aéroports de Paris/Laboratoire
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 Nadine Vennat, résidant à L'Isle-Adam : "Je contrôle régulièrement la qualité des nappes phréatiques de CDG et d'Orly" © Aéroports de Paris/Laboratoire
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 Felix Richol, résidant à Paris : "l'accréditation COFRAC nous contraint à un suivi rigoureux des procédures" © Aéroports de Paris/Laboratoire
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