Le traitement de l'eau 

 

L'eau fait partie du patrimoine commun de l'humanité. Sa protection, sa mise en valeur et le développement de la ressource utilisable, dans le respect des équilibres naturels, sont d'intérêt général.

La qualité de l'eau est, pour les pouvoirs publics comme un enjeu majeur de santé publique. C'est dans les milieux aquatiques (nappes, rivières, étangs, etc.) que l'eau brute est prélevée pour la consommation humaine elle est ensuite traitée pour être rendue potable. La qualité des milieux aquatiques est primordiale pour la biodiversité. S'assurer de la qualité des rejets des eaux de ruissellement dans ces milieux est donc un objectif de santé et d'environnement.
Les eaux usées des plates-formes aéroportuaires sont dirigées vers les stations de traitement d'Achères (pour l'aéroport Paris-Charles de Gaulle) et de Valenton (pour l'aéroport Paris-Orly) pour y être traitées. Le coût de ce traitement est assuré par une redevance d'assainissement payée par Aéroports de Paris, dont le montant est calculé en proportion des flux de pollution apportés. Il est donc nécessaire d'évaluer les débits des rejets d'eaux usées et les concentrations des différents polluants, sous le contrôle de l'Agence de l'eau Seine-Normandie (AESN).

Du point de vue métrologique, le laboratoire dispose :

  • de stations de contrôle de la qualité et des débits des rejets d'eaux pluviales dans le milieu naturel (deux à Paris-Charles de Gaulle et une à Paris-Orly) ;
  • de stations de mesure (stations d'alerte) sur les collecteurs d'eaux pluviales : six stations à Orly et sept à Charles de Gaulle ;
  • sur les deux sites, d'installations de mesure et de contrôle en laboratoire (spectrométrie, chromatographie, etc.)
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Des projets innovants sont en cours en matière d'épuration des eaux de ruissellement avant leur rejet, filtres plantés, par exemple.

 

Mis en ligne le 24 avril 2012

LIEN À VISITER

Les eaux pluviales à Paris-CDG 

Bassin de rétention des Renardières
Le bassin de rétention des Renardières
© Aéroports de Paris

>> Le contexte réglementaire

La loi sur l'eau de 1992, mise à jour en 2006 (loi 2006-1772), vise à protéger les milieux aquatiques en n'y autorisant
que des rejets contrôlés et respectant des normes
de qualité. Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly ont reçu
des administrations préfectorales les autorisations
de rejeter leurs eaux pluviales et eaux usées. Les arrêtés déterminent les polluants à contrôler et fixent la nature
de ces contrôles, continus ou périodiques, et l'information de l'administration. Pour les eaux usées, c'est l'arrêté ministériel du 21 décembre 2007 qui en détermine
les modalités de contrôle.